Publications, Résultats
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Pluxee se projette avec assurance / Des performances financières annuelles au beau fixe et des objectifs encore relevés
Les publications financières de Pluxee se suivent et se ressemblent sur un point : le spécialiste des titres-restaurant et autres avantages aux salariés a pris l’habitude de relever ses prévisions à leur occasion. Lors de celle du troisième trimestre au mois de juillet, le spin-off de Sodexo avait révisé à la hausse, pour la deuxième fois, son objectif de croissance organique annuelle. La cible ? Dépasser les 18 %. Pari réussi, puisqu’à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels jeudi, Pluxee a rendu compte d’un chiffre d’affaires total de 1,2 milliard d’euros, en croissance organique de 18,6 % au titre de son exercice fiscal.
Au tour des ambitions de moyen terme d’être donc relevées. La croissance organique à deux chiffres a été confirmée pour les exercices 2025 et 2026, sur une base de revenus plus élevée en 2024. L’atteinte de l’objectif initial d’une augmentation organique de la marge d’Ebitda récurrent de 250 points de base sur trois ans devrait, de son côté, finalement se réaliser avec un an d’avance. Enfin, le taux récurrent de conversion de trésorerie est attendu supérieur à 75 % en moyenne sur les exercices 2024 à 2026, contre 70 % précédemment envisagés.
Les moteurs tournent
De fait, sur le plan des performances financières, Pluxee a traversé l’exercice 2024 avec sérénité. Au-delà de la progression des revenus, l’Ebitda récurrent du groupe a atteint 430 millions d’euros, correspondant à une croissance organique de près de 25 %. Le reflet de la hausse du volume d’affaires émis de Pluxee, tout d’abord, soutenu par l’enrichissement de l’offre, grâce à de nouveaux produits ou encore grâce à l’intégration de solutions technologiques et autres données complémentaires.
"Le groupe a également continué à capitaliser sur son puissant moteur commercial et sur sa stratégie de vente et de marketing digital segmentée, tout en déployant son approche dédiée sur le segment des petites et moyennes entreprises", explique Pluxee. Cette forte dynamique commerciale, ajoutée aux premiers effets de levier opérationnel et autres gains d’efficacité aura donc permis de faire grimper l’Ebitda récurrent. Et la marge correspondante par la même occasion : elle s’est fixée à 36,4 % sur une base organique (soit une hausse de 183 points de base) dépassant ainsi l’objectif de Pluxee de la maintenir à au moins 34,5 % à taux constants.
Les fusions et acquisitions au programme
Le bénéfice net du groupe a quant à lui bondi de 64,2 %, à 133 millions d’euros, tandis que le flux de trésorerie disponible récurrent, en hausse de 31 %, fait ressortir un taux récurrent de conversion en trésorerie de 88 %.
"Témoignant de notre engagement envers une stratégie d’allocation claire du capital, nous avons réalisé des avancées significatives en termes de fusions et acquisitions avec le déploiement de notre partenariat avec Santander au Brésil et l’acquisition de Cobee en Espagne, tout en poursuivant nos investissements dans la croissance et en améliorant notre politique de dividendes aux actionnaires", s’est félicité Aurélien Sonet, le directeur général de Pluxee, à l’occasion de la publication. Autant de nouvelles qui ont été reçues avec enthousiasme par les opérateurs de marché, puisque le titre Pluxee a caracolé en tête du SBF 120 tout au long de la séance. A la clôture, il s’affiche en hausse de 21,13 %, à 19,17 euros.
La situation italienne
Un accueil qui tranche avec le recul du titre de plus de 30 % qui pèse sur le cours de Pluxee depuis six mois, qui s’était introduit sur Euronext Paris au mois de février dernier à un prix technique de référence de 26 euros par action. À l’origine de la nervosité des marchés, essentiellement : un secteur d’activité entouré d’incertitudes réglementaires, en France comme en Europe. Un flou renforcé récemment par un projet de réforme du titre-restaurant en Italie, qui viserait à introduire un plafond de 5 % sur les commissions des titres-restaurant payés par les commerçants dans le secteur privé.
Si Edenred compte par exemple contester cette mesure devant l’Autorité de la concurrence italienne, le tribunal administratif italien et la Commission européenne, Pluxee souligne de son côté que ses objectifs financiers pour les exercices 2025 et 2026 intègrent d’ores et déjà l’éventuelle évolution du cadre réglementaire italien. Cela ne devrait pas chambouler l’entreprise outre mesure, puisque les solutions liées à l’alimentation en Italie contribuent aux agrégats financiers du groupe pour moins de 3 %.
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