Fusions, Acquisitions
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Inetum veut faire passer sa "palette Salesforce" à la vitesse supérieure / Une nouvelle acquisition alignée avec son offre qui tombe à point nommé
Nouvelle pioche "Salesforce" pour Inetum. Après les acquisitions de 47 Quai en France en septembre 2023 et de Nubika en juin 2024 en Espagne, le spécialiste des services et solutions numériques, installé dans le portefeuille de Bain Capital Private Equity depuis 2022 et ayant réalisé 2,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2023, annonce ce mardi celle de Manao, une entreprise française spécialiste de l'intégration des solutions du groupe américain. Et plus particulièrement dans le domaine de la gestion des relations clients (CRM). Une opération qui viendra renforcer l'offre "solutions" d'Inetum, dirigée à l'échelle du groupe par Hemant Lamba, ancien vice-président d'Infosys et ex-directeur général d'Accenture Technology au Royaume-Uni, recruté au mois d’octobre par Jacques Pommeraud, le président-directeur général d’Inetum.
Cette offre proposée par l'entreprise vise à faciliter l'adoption des nouvelles technologies par ses entreprises (privées et publiques) clientes afin d'accélérer et de préciser leur transformation digitale. Et notamment au travers d'une meilleure diffusion des plateformes digitales stratégiques, à l'instar de SAP, Microsoft, ServiceNow et donc Salesforce.
Un enjeu constant
L'enjeu des CRM est d'ailleurs tout particulièrement important : "C’est une constante, un sujet d’importance que nous mesurons depuis cinq ans chez nos clients. La relation client est l’un de leurs premiers axes d’investissement, c’est un des vecteurs de transformation numérique les plus puissants. De plus en plus d’entreprises envisagent le CRM sous forme de plateformes, qui regroupent deux volets capitaux : l’orchestration de la relation clients et la donnée. Et le point de convergence entre ces deux points est l’intelligence artificielle générative", explique à WanSquare Normann Hodara, le directeur général d’Inetum France.
En clair, ce sont 70 experts de Manao, titulaires de plus de 220 certifications Salesforce, qui viendront rejoindre l’entreprise. Cela placera Inetum parmi les principaux intégrateurs de la plateforme en France, en nombre d'experts et de certifications, alors que le groupe œuvre déjà grâce à 450 consultants spécialisés sur cette seule practice dans le monde.
Ici, l’objectif sera donc de viser plus particulièrement le sujet CRM. Et ce renforcement de la practice d’Inetum tombe à un moment opportun. "Salesforce est en train de passer à la vitesse supérieure en matière d’IA générative, au travers de la création d’agents conversationnels. C’est une manière de réunir dans un seul "package" une interaction client très poussée avec l’intégration de la technologie. Nous étions en attente, puisque nous investissions d’ores et déjà sur ce plan de notre côté. Dans ce cadre-là, renforcer notre practice Salesforce apparaît primordial", souligne Normann Hodara.
Relations établies
De bon augure dans le cadre de l’intégration de Manao, dont les compétences des collaborateurs s’étalent sur l’ensemble des solutions de Salesforce. D’autant que les deux entreprises ne sont pas inconnues. Elles ont par exemple travaillé ensemble sur la remodélisation des plateformes du spécialiste de la protection sociale et patrimoniale l'AG2R La Mondiale. Le déploiement à la verticale des expertises de Manao, entre autres sur les secteurs financier et assurantiel, de l'énergie, de l'immobilier, de l'éducation ou encore du secteur public, s’aligne aussi sur l’orientation que veut donner Inetum à ses offres. "Le premier des moteurs pour intégrer rapidement une technologie est celui de l’expertise. Le second, c’est lui de la connaissance métier qui est un aspect capital en matière de rapidité et de simplicité d’implémentation. La verticalité des offres permet d’atteindre ces deux buts", observe le directeur général d'Inetum France.
Ceci alors que les secteurs d'activité de prédilection de Manao coïncident bien avec ceux d'Inetum : la finance et l'assurance représentent la premier secteur de clients en France du groupe, tandis que le secteur public arrive en seconde position. De même à l'échelle mondiale, même si l'ordre est cette fois-ci inversé.
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