Private Equity / Edmond de Rothschild
Private Equity
Edmond de Rothschild
Les ambitions d'Edmond de Rothschild dans le private equity et le corporate finance
Maintenant que les deux Maisons se sont enfin entendues sur l’utilisation de leur marque respective, elles peuvent dorénavant se focaliser plus avant sur leur stratégie de développement. C’est bien ce que fait la branche genevoise, Edmond de Rothschild qui, après avoir rendu à sa filiale EDRIP (Edmond de Rothschild Investment Partners) -rebaptisée Andera Partners- son entière autonomie, a décidé de mettre les bouchées doubles sur le private equity et le corporate finance. « Ces deux segments vont de pair. Pour la bonne raison qu’après avoir vendu leur entreprise, nos clients sont friands d’investissements dans le non coté », souligne Vincent Taupin, président d’Edmond de Rothschild France.
D’où les efforts réalisées ces derniers mois dans une offre de private equity logée dans des fonds spécialisés, soit dans l’immobilier, soit les techs, soit l’eau et les infrastructures, par exemple. D’où également la nouvelle importance de la poche immobilière qui totalise aujourd’hui 10 milliards d’euros sous gestion, via plusieurs OPCI, quand elle ne représentait encore rien il y a trois ans. « Notre modèle opérationnel de private equity est unique. Nous développons des partenariats stratégiques avec des équipes qui ont des compétences techniques très pointues et leur offrons tout l’appui d’une société de gestion. Nous privilégions les stratégies de niche car elles génèrent une meilleure performance à long terme. Enfin, l’alignement des intérêts entre nos actionnaires et nos clients est total car la famille Rothschild est sponsor de chaque fonds que nous constituons. Soit une signature très appréciée des investisseurs », ajoute le responsable.
En parallèle, la banque a donc musclé son département investment banking de manière à accroître sa présence sur le marché du corporate finance, autre nerf de la guerre identifié par l’homme fort de l’établissement financier. « Nous avons ainsi été conseil de la famille qui vendait le fameux Clos de Tart, et qui a finalement été acquis par la famille Pinault par l’intermédiaire d’Artemis », indique Vincent Taupin.
Sans donner de chiffres précis pour le moment, la banque assure toutefois que le premier semestre s’est révélé remarquable en termes de collecte, après un premier semestre 2017 déjà très dynamique. Le secteur de l’asset management devrait en parallèle bientôt connaître une accélération de sa consolidation. Mouvement auquel elle compte bien participer de manière à diversifier ses spécificités. Si elle a déjà laissé passer plusieurs dossiers qu’elle ne voulait pas surpayer, elle pense en effet qu’il y a matière à faire quelque chose d’astucieux dans le secteur.
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