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HSBC : Thibaut de Roux aurait été licencié pour comportement inapproprié
Depuis le mouvement MeToo, les accusations de comportements abusifs se sont multipliées. Et c'est l'un de ces signalements qui aurait coûté sa place à Thibaut de Roux chez HSBC. Selon les informations de Bloomberg, celui qui était à la tête des activités de marchés d'HSBC aurait été licencié. Une salariée junior l'aurait accusé de conduite inappropriée dans un bar d'hôtel à New York. Le banquier senior d'HSBC, basé à Londres, se serait mal comporté avec l'employée, qui l'a signalé aux ressources humaines au début de l'été. HSBC a fait part de l'incident au régulateur des services financiers du Royaume-Uni, précise Bloomberg.
Thibaut de Roux n'a pas commenté ces informations auprès du média américain. De son côté, HSBC ne le cite pas. La banque admet toutefois ceci : "Une accusation a été faite contre une personne. Nous avons traité cette affaire frontalement, fermement et de manière appropriée". Pour mémoire, l'établissement financier a annoncé le départ de Thibaut de Roux dans un mémo interne. Effectif en septembre, il était prévu que Thierry Roland, patron de la banque d'investissement et de financement ainsi que des marchés pour l'Europe, assure l'intérim.
Thibaut de Roux était à la tête des marchés depuis 2014. Ce titulaire d’un master en finance et gestion de l’université Paris-Dauphine a débuté sa carrière en 1990 au CCF (devenu HSBC France en 2000), en tant que trader swaps de taux. Trois ans plus tard, il a été promu responsable des activités de produits dérivés de taux, avant d’être nommé, en 1995, responsable des obligations et des produits dérivés de taux, puis responsable des ventes d’obligations et produits dérivés. Six ans après, Thibaut de Roux était devenu responsable des activités de produits dérivés de taux et structurés pour l’Europe. En 2005, il avait pris la tête des activités de produits structurés de taux et actions, pour l’ensemble du groupe HSBC, à Londres. Avant d’être nommé responsable des produits dérivés structurés pour l’ensemble du groupe. En 2011, il avait été promu directeur des activités de marchés pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique.
Megan Butler, de la Financial Conduct Authority (le gendarme britannique), a déclaré à Bloomberg le mois dernier que de plus en plus d'accusations de conduites inappropriées lui remontaient. Megan Butler a ajouté que les institutions financières ne savent toujours pas quels incidents devraient faire l'objet d'une enquête, ce qui suscite de l'anxiété au sein des directions. En revanche, la FCA n'a pas commenté le cas d'HSBC.
Ce qui est sûr, c'est que la vigilance s'est renforcée. Des établissements comme UBS ou Crédit Suisse ont par exemple amélioré leurs procédures. Pour ce qui est d'UBS, l'établissement va mettre en place une hotline confidentielle, a révélé il y a quelques jours Bloomberg. Une décision qui fait suite à une accusation selon laquelle une stagiaire basée à Londres aurait été violée par un collaborateur plus senior. "Notre priorité est de vous soutenir tous et de vous fournir un environnement sûr pour que vous puissiez signaler toute mauvaise conduite", selon le mémo interne.
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