HSBC embauche dans ses secteurs forts et le numérique
Conformément à ce qui était attendu par les analystes, HSBC a enregistré une hausse de son bénéfice. Ce dernier a augmenté de 2,48% à 7,173 milliards de dollars au premier semestre, a annoncé aujourd’hui la banque. L’établissement a également fait état d’un chiffre d’affaires sur les six premiers mois de l’année de 27,3 milliards de dollars (+4%). Toutefois, ces résultats ont été tempérés par une progression des dépenses d’exploitation de l’ordre de 7% à 17,5 milliards de dollars. La financière a précisé que ce chiffre reflétait ses investissements dans le numérique.
« Nous sommes en train d'investir pour gagner de nouveaux clients, pour accroître notre part de marché et poser les fondations d'une croissance régulière des bénéfices et des rendements », a déclaré dans un communiqué John Flint, qui est directeur général depuis février. Ces investissements ont aussi impliqué d’ « embaucher davantage d'employés en première ligne dans nos secteurs d'activité les plus forts et d'accroître nos capacités numériques sur nos marchés clé », l’idée étant d'améliorer les services aux clients.
La banque ne précise pas les embauches concernées. Ce qui est certain, c’est que des mouvements importants ont eu lieu ces dernières semaines, à plusieurs niveaux. Il y a eu évidemment celui de son nouveau directeur financier, en la personne d’Ewen Stevenson, venu de RBS. Là, il s’agit d’un remplacement puisque le financier va succéder à Iain Mackay, qui prend sa retraite. Par ailleurs, et dans un tout autre registre, HSBC s’est adjoint les services du banquier privé Ken Tsang. Ce dernier, qui reste basé à Hong Kong, a été nommé responsable global solutions pour l’Asie. Ken Tsang a passé dix ans chez Crédit Suisse, où il conseillait de très riches clients en Chine, à Hong Kong et à Taïwan.
Toujours sur la partie ressources humaines, HSBC a indiqué ce lundi avoir nommé un nouveau vice-président. Jonathan Symonds, ancien président de la filiale HSBC Bank - la filiale européenne de HSBC -, est administrateur de la banque depuis avril 2014. Ses domaines de prédilection ? La finance et la gouvernance. Jonathan Symonds a été directeur financier de Novartis de 2009 à 2013. Auparavant, il a été partner et managing director chez Goldman Sachs, mais aussi CFO d’AstraZeneca et partner chez KPMG. Il est diplômé de l’université du Hertfordshire (UK).
Côté numérique, HSBC a aussi mené des recrutements, mais cette fois un peu moins humains : Pepper le robot. Créé par SoftBank Robotics, ledit robot est le premier à accueillir des visiteurs dans une entité bancaire retail aux Etats-Unis. Pepper opère à Manhattan, sur la cinquième avenue, et offre depuis juin l’expérience bancaire « du futur », selon les mots de HSBC. « Pepper sensibilisera les clients sur les informations de base des produits et la disponibilité des options bancaires en libre-service, et posera quelques questions de base pour déterminer la meilleure façon de répondre à leurs besoins bancaires », promettait HSBC dans son communiqué du 25 juin dernier.
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