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Publications, Résultats / HSBC / HSBC France / Résultats

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HSBC / HSBC France / Résultats

HSBC affronte plusieurs tempêtes

La banque sino-britannique a publié des résultats annuels décevants en raison du plongeon des marchés en fin d’année mais aussi de la Chine et du Brexit, ce qui augmente la pression sur le nouveau CEO John Flint. En France, la banque est encore loin des 1.000 transferts de postes prévus avec le Brexit.
HSBC
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L’année du cochon commence difficilement pour HSBC. Mardi, la banque sino-britannique a publié des résultats annuels jugés décevants par les investisseurs, impactés comme ses concurrentes par la correction des marchés au dernier trimestre. Ses revenus ont ainsi progressé de 4,5 % à 53,7 milliards de dollars - contre 54,6 milliards attendus par le consensus - et le résultat avant impôts grimpe de son côté de 15,9 % à 19,8 milliards de dollars, alors que les analystes prévoyaient 21,2 milliards, selon Refinitiv. Par ailleurs, le ratio de fonds propres, gage de solidité scruté par la communauté financière, s’est légèrement replié de 0,5 point à 14 %.

Si le management a attribué cette sous-performance à un marché averse au risque en novembre et décembre, qui lui a fait perdre 1 milliard de dollars de revenus selon le directeur financier, il reste aussi très prudent sur 2019. "Il y a plus de risques sur la croissance économique mondiale qu’à cette époque l’an passé, et nous nous préparons à toutes les possibilités", a indiqué le chairman Mark Tucker. "Le système de commerce mondial reste soumis à des pressions politiques, et les différences entre la Chine et les US vont probablement influencer le sentiment en 2019". Le groupe doit également prendre en compte les risques liés au Brexit, qui impactent sa visibilité. "Plus l’incertitude est longue, plus cela est mauvais pour nos clients. Les clients reportent leurs décisions d’investissement… et cela a entraîné une partie du ralentissement observé en Grande-Bretagne", a signalé le CEO John Flint, la banque ayant même provisionné 165 millions de dollars de plus en cas de pertes sur le pays, portant à 400 millions son enveloppe Brexit. Qui pourrait être revue à la hausse en cas de Hard Brexit, a-t-elle admis.

Enfin, ultime déception pour la communauté financière : si le dividende a été maintenu à 51 cents par action, les dirigeants n’ont pas annoncé de nouveau programme de rachats d’actions comme cela était espéré, ce qui a conduit à une baisse de 3 % du titre en Bourse mardi.

Un an après son arrivée à la tête de HSBC, la pression s’intensifie donc pour le CEO John Flint, qui a annoncé : "Nous allons modérer le rythme de certains de nos investissements" et évoqué des cessions d’actifs, sans donner plus de détails. Son but est d’inverser le fameux effet de ciseau, c’est-à-dire une croissance plus élevée de ses coûts que de ses revenus, ce qu’il n’a pas réussi à faire l’an passé. Malgré tout, la banque a maintenu ses prévisions pour 2020, alors même que les banques françaises BNP Paribas et Société Générale ont dû y renoncer.

Enfin, qu’en est-il du fameux transfert de 1.000 emplois en France en raison du Brexit, annoncée à l’été dernier ? La filiale française, qui a vu son résultat avant impôts chuter de près de 80 % l’an passé, doit récupérer la propriété des sept filiales en Europe. Mais en 2018, seules la Grèce, l’Irlande et la Pologne ont été intégrées, et seulement une centaine de postes. L’année 2019 doit voir ce mouvement s’accélérer (Belgique, République Tchèque et Luxembourg en vue), mais les interrogations demeurent sur le nombre d’emplois qui seront au final déménagés dans la capitale parisienne.

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