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Sanofi allège sa R&D
Sanofi poursuit sa mue et réduit la voilure de sa R&D. Le groupe a annoncé mercredi au cours d'un comité social et économique l'ouverture d'un plan de départs volontaires portant sur 466 postes - 300 en France et 166 en Allemagne - ce qui représente 3 % de ses effectifs mondiaux de recherche et développement.
Le groupe indique vouloir recentrer ses efforts "sur des médicaments et vaccins qui feront une vraie différence pour les patients". Exit donc la recherche en cardiologie car "la majorité des maladies cardiovasculaires ont désormais des traitements qui marchent très bien, et donc la barrière à l'innovation est très élevée". Seuls les programmes de recherche existants et l'activité commerciale dans ce domaine seront maintenus. L'activité diabète - pour laquelle les ventes de Sanofi reculent depuis plusieurs années - sera également revue et axée sur de traitements luttant contre les facteurs sous-jacents de la maladie.
En parallèle Sanofi veut intensifier sa recherche en oncologie, un énorme marché où il espère rattraper son retard par rapport à la concurrence, ainsi que dans l'immunologie, les maladies rares et les vaccins. Il compte ainsi redéployer une partie de ses ressources de recherche françaises vers l'immuno-oncologie, intensifier ses investissements dans les biotechnologies en France, en Allemagne et aux États-Unis, notamment dans les thérapies géniques.
Ce nouveau plan est probablement l'un des derniers d'Olivier Brandicourt qui cédera son fauteuil à Paul Hudson en septembre. Il s'ajoute à plusieurs restructurations déjà annoncées en France depuis le début de l'année : 700 départs dans les fonctions supports, 250 dans les opérations commerciales et maintenant 300 collaborateurs R&D. L'an dernier déjà, la recherche anti-infectieuse (hors vaccin) - une centaine de personnes - avait été externalisée à un sous-traitant allemand.
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