WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
sanctions non publication index égalité hommes femmes loi avenir professionnel muriel pénicaud

Égalité hommes-femmes : menace de sanctions pour 210 grandes entreprises

Elles encourent des sanctions financières allant jusqu'à 1 % de la masse salariale pour n'avoir pas publié leur "index sur l'égalité hommes-femmes". Muriel Pénicaud les rappelle à l'ordre et les enjoint de se conformer "très vite" à cette obligation.
Muriel Pénicaud
Muriel Pénicaud

Les entreprises de plus de 1.000 salariés avaient jusqu'au 1er mars pour calculer et publier leur index d'égalité hommes-femmes. Hier, Muriel Pénicaud a fait les comptes et seules 1.130 entreprises sur les 1.340 concernées s'y sont conformé. Invitée du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, la ministre du Travail a promis qu'elle appliquerait les sanctions financières prévues - jusqu'à 1 % de la masse salariale - si les 210 entreprises étourdies ne se conforment pas "très vite" à cette obligation.

L'inspection du travail et la Direction générale sont déjà en train de contacter lesdites entreprises qui vont être mises en demeure de respecter ce dispositif de la loi Avenir professionnel et détaillé dans un décret publié le 9 janvier dernier au Journal officiel. Cet index est une note globale sur 100 points, décomposée en cinq critères : l'écart de rémunération femmes-hommes (noté sur 40 points), l'écart dans les augmentations annuelles (20 points), l'écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et enfin la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l'entreprise (10 points).

Au-delà des entreprises qui n'ont pas publié leur index, les résultats des autres sont révélateurs de l'étendue de l'inégalité entre les hommes et les femmes. Une toute petite minorité d'entreprises s'est approchée de la note maximale de 100 points - dont la MAIF, CNP Assurance, Sodexo et Manpower qui affichent un score de 99 -, mais "la grande majorité" des entreprises ayant publié leur index "a du travail à faire", a relevé la ministre, et "15 % sont en alerte rouge", c'est-à-dire sous la barre des 75 points à l'instar de Renault retail (51 points), Spie nucléaire (68), Thales Services SAS (70), etc. Celles-ci ont désormais trois ans pour améliorer la situation faute de quoi elles encourent elles-aussi des sanctions.

Au premier septembre, cela sera au tour des entreprises ayant entre 250 et 1.000 salariés de publier leur index, puis à compter du 1er mars 2020 à celles ayant entre 50 et 250 salariés.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article