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Lafonta tient sa revanche avec Filorga

Private Equity / HLD / Jean-Bernard Lafonta / Filorga

Private Equity
HLD / Jean-Bernard Lafonta / Filorga

L’incroyable revanche de Lafonta

Il y a dix ans, le patron de Wendel, qui avait osé s’attaquer à la citadelle Saint-Gobain, était chassé de la holding familiale et montré du doigt par l’ensemble du capitalisme français pour avoir trop joué avec l’effet de levier. Avec son nouveau fonds HLD qui vient de revendre Filorga pour 1,5 milliard d’euros il tient sa revanche.
Jean-Bernard Lafonta
Jean-Bernard Lafonta

Jean-Bernard Lafonta va pouvoir savourer ses vacances en Corse, la terre de ses ancêtres, à laquelle il est profondément attaché. Le géant américain des produits d'hygiène Colgate s’apprête à racheter le laboratoire français Filorga, spécialisé dans la cosmétique, pour 1,495 milliard d'euros, alors que ses propriétaires, le fonds HLD de Jean-Bernard Lafonta et Didier Tabary, le manager, l’avaient mis en vente pour un montant qui paraissait irréaliste de 1 milliard de dollars.

Le laboratoire Filorga est spécialisé dans les produits de médecine esthétique et cosmétiques "anti-âge". Positionné dans le haut de gamme, il connaît une croissance continue supérieure à 50 % par an depuis plus de 10 ans et commercialise ses produits dans 75 pays. Lorsque Jean-Bernard Lafonta, chassé de Wendel, a voulu recommencer une carrière dans le private-equity en créant avec deux associés le fonds, HLD, Filorga a été son premier investissement. Il n’en a jamais donné le montant. Mais à en parler avec lui, on voyait qu’il avait déniché une pépite.

Repris en 2006 par l'entrepreneur Didier Tabary, Filorga a donc ouvert en 2010 son capital au fonds HLD. Depuis, le groupe a également repris les marques SVR en 2014, Couvent des Minîmes en 2017 et Lazartigue en 2018. Mais celles-ci ne font pas partie du périmètre de la vente. Et la société Filorga Cosmétiques, qui a été cédée, réalise désormais un chiffre d’affaires mondial supérieur à 250 millions d’euros à comparer aux 5 millions d’euros au moment de l’investissement fait par HLD. Comme le répète désormais Jean-Bernard Lafonta : "Filorga est exemplaire de ce que l'on peut faire en matière d'accompagnement quand on s'en donne le temps".

Car c’est la règle que s’est fixée Jean-Bernard Lafonta dans son nouveau métier. D’une part donner du temps au temps pour permettre aux entreprises de se développer suffisamment. D’autre part, toujours co-investir au côté du patron et lui laisser la plus grande liberté, sachant qu’il est le mieux placé pour savoir ce qu’il faut faire. C’est ce qui a été fait avec Didier Tabary.

Avec cette opération HLD va récupérer une masse considérable de cash, qui va lui permettre de franchir une nouvelle étape dans son développement tout en justifiant la confiance des investisseurs qui lui ont fait confiance au départ : Claude Bébéar, la famille Decaux, la famille Dentressangle, Bernard Oppetit, Jean-Pierre Mustier, le patron de la banque Unicredit, et d’autres fidèles qui ont eu le mérite de ne pas tourner le dos à Jean-Bernard Lafonta, lorsqu’il quitta Wendel.

HLD compte à ce jour quatorze entreprises au sein de son portefeuille : Lazartigue, Rafaut Group, Kiloutou, MCube, Tessi, Le Couvent des Minimes, Fundbridge, BBO, Santé Cie, Alchimie, Coyote, Tranoï, SVR, et APATEQ, spécialisée dans la purification de l’eau et entreprise incontournable des CleanTech au Grand-Duché de Luwembourg, société sur laquelle HLD a misé il y a quelques jours seulement.

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