Start-up / Private Equity / Capital-investissement / Private equity / Peqan / Jean-Philippe Hecketsweiler / HLD
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Capital-investissement / Private equity / Peqan / Jean-Philippe Hecketsweiler / HLD
Peqan s’attaque à la dernière frontière du private equity
La démocratisation relative du capital-investissement suscite des vocations. Jean-Philippe Hecketsweiler, le fondateur de la firme HLD en 2009, vient de créer une nouvelle structure : Peqan. L’idée : permettre aux investisseurs individuels d’investir dans des fonds de private equity institutionnels.
"Le capital-investissement a cru sur tous les plans depuis 30 ans, mais il reste une activité extrêmement réservée, essentiellement aux investisseurs institutionnels – fonds de pensions, assureurs, fonds souverains, banques…", explique Jean-Philippe Hecketsweiler. Au total, on estime à environ 10 000 le nombre d’investisseurs qui peuvent souscrire à un fonds de private equity à travers le monde : les tickets d’investissement minimums sont très élevés (plusieurs centaines de milliers d’euros ou dollars au grand minimum, jusqu’à plusieurs dizaines de millions) et ne sont pas à la portée d’investisseurs privés, mis à part les très grandes fortunes.
Jusqu’à présent, "le marché du retail en France est phagocyté par le fiscal. Les fonds sont construits autour de ce format", remarque le fondateur de Peqan. Or, les rendements des FIP et autres FCPI sont loin de ceux des fonds institutionnels. L’idée est à l’inverse de proposer des produits de placement investis dans des fonds sous-jacents mûrs et destinés aux institutionnels : "Nous voulons sélectionner les fonds du ‘premier quartile’, qui affichent un taux de rendement interne de 22% en moyenne, alors que ceux du deuxième quartile tombent déjà à 10%", souligne Sassan Golshani, directeur du développement de Peqan.
Pour l’instant, Peqan a débuté la commercialisation de trois produits, dont les tickets minimums sont certes élevés pour l’investisseur privé, mais sans commune mesure avec les véhicules institutionnels. Peqan Co-Investment 2022 est un fonds de co-investissement (il investira en minoritaire aux côtés de fonds institutionnels reconnus et connus de Peqan, comme Ardian ou LGT). Le plus "démocratique" des trois, il est destiné aux clients non-professionnels et professionnels, avec un ticket minimum de 20 000 euros à appels successifs (le client n’est pas tenu de décaisser la somme d’un coup). Ce véhicule doit offrir une exposition à une centaine de sociétés mûres diversifiées en termes géographiques, de secteurs et de gérants.
Les deux autres, destinés aux investisseurs privés professionnels, sont des feeder funds (ou fonds nourriciers), qui vont alimenter un "fonds maître" (ou master fund, responsable de la politique de gestion) – en l’occurrence Bex Capital IV (fonds de fonds secondaire, ce qui réduit les risques) et le sixième fonds de co-investissement d’Ardian (Ardian Co-Investment VI).
Le développement de la clientèle privée est la dernière frontière à laquelle nombre de gestionnaires de private equity veulent s’atteler. Ils nourrissent de grands espoirs en la matière, notamment depuis que la loi Pacte rend accessible cette classe d’actifs aux contrats d’assurance-vie en unités de comptes.
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