Private Equity / L'Oréal / Tethys / Françoise Bettencourt / Jean-Pierre Meyers
Private Equity
L'Oréal / Tethys / Françoise Bettencourt / Jean-Pierre Meyers
Le family-office des Bettencourt a dégagé 514 millions de profits
Il fut une époque où l’on a beaucoup parlé des affaires personnelles de la famille Bettencourt. Ce fut au moment de la réforme des retraites de 2010. Or l’une de ces sociétés, qui s’appelait Clymène, était gérée par Florence Woerth, l’épouse du ministre. D’où toute une série d’amalgames et de suspicions malveillantes touchant le ministre des Affaires sociales – totalement innocenté depuis – et Nicolas Sarkozy lui-même – totalement innocenté aussi.
Cet épisode peu agréable auquel s’est ajoutée la succession de Liliane Bettencourt, la fille du fondateur de L’Oréal, a amené sa fille unique Françoise et son gendre Jean-Pierre Meyers à rationaliser leurs actifs à la manière d’un véritable family-office à l’américaine. Terminé donc Clymène. En revanche Téthys a été réorganisée, et une partie de la manne que cette coquille reçoit chaque année des dividendes de L’Oréal vient nourrir une société d’investissement confiée à un ancien de Lazard, Alexandre Benais, qui a déjà réalisé plusieurs opérations significatives, dont la société Elsan. En l’espace de deux ans Téthys Invest a bénéficié de quatre augmentations de capital et est inscrite dans les livres de Téthys pour 569 millions d’euros.
Au total l’actif net réévalué de Téthys dépasse les 47 milliards d’euros, compte tenu des 152,5 millions d'actions que la société détient au capital de L’Oréal. Ce qui en fait l’un des plus importants family-office européens, encore timide dans ses investissements. À noter que la totalité du résultat dégagé est systématiquement mise en report à nouveau. Par ailleurs les 33,2 millions d’actions L’Oréal détenues en propre par Françoise Bettencourt lui ont rapporté cette année 128 millions d’euros en dividendes et avant fiscalité.
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