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AM Conseil / Alain Minc
Bénéfice caniculaire pour Alain Minc en 2018
Tout va bien pour Alain Minc. Celui qui aime à se faire passer pour un journaliste auprès des patrons d’entreprises et pour un patron auprès des journalistes économiques, tout en publiant avec une régularité de métronome des essais bien sentis sur l’air du temps. Le dernier portait sur les élites. Et l’avant dernier était une très bonne biographie de Mirabeau, dont il jugeait qu’il fut le seul capable d’arrêter la révolution française.
L’an passé la société AM Conseil qui conseille notamment des grands patrons comme Marc de Lacharrière, Alexandre Bompard, Stéphane Courbit, François Pinault, John Elkann - le principal actionnaire de Fiat-Chrysler -, mais aussi d’autres dirigeants dont elle tait le nom, et qui a ses entrées à l’Élysée lorsqu’il le faut afin d’aller plaider un dossier ou de parler de l’état de la France avec Emmanuel Macron, a dégagé un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros en repli de 17 % par rapport à celui de 2017.
En dépit d’une légère hausse de la masse salariale (la société ne compte que deux personnes : Alain Minc et sa fidèle secrétaire), le résultat net de l’exercice a dépassé les 2 millions d’euros alors que celui de 2017 était de 2,2 millions d’euros après prise en compte d’importants éléments exceptionnels négatifs. Tant et si bien que la marge nette d’AM Conseil tutoie les 40 %.
On ignore si dans les produits facturés dès 2018 il y a les honoraires dus par le fonds vautour Elliott dans le cadre de sa tentative de raid sur Pernod Ricard. Pour l’heure Elliott semble rester inerte regardant monter le cours qui va bientôt lui permettre de dégager une plus-value de 100 millions d’euros. Alain Minc ayant une grande faculté d’adaptation, il va désormais faire profiter de ses conseils les hedge funds ou les activistes en remplacement d’un Albert Frère décédé, ou d’un Gérard Mestrallet, remplacé à la tête de Suez.
N’oublions pas qu’à ces revenus s’ajoute la rémunération d’Alain Minc en tant que président de la société autoroutière Sanef filiale du groupe espagnol Abertis. Il y a cinq ans, Alain Minc venait d’avoir 65 ans, il avait décidé de diviser son salaire par deux tant chez Sanef que chez AM Conseil où sa rémunération était passée de 300.000 euros à 150.000 euros par an.
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