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HSBC confirme à demi-mots la cession de son réseau d'agences

HSBC a fini par confirmer la rumeur d'une possible cession de son réseau d'agences dans le cadre d'une revue de l'ensemble de ses activités.
Jean Beunardeau - HSBC
Jean Beunardeau - HSBC

Il y a une semaine, la direction d'HSBC France se risquait sans scrupules à opposer un traditionnel "no comment" à une information dévoilée par le Wall Street Journal selon laquelle HSBC Holdings s'apprêtait à mettre sa banque de détail en vente, dans le cadre des premières décisions prises sous la direction du nouveau directeur général par intérim Noel Quinn. Et finalement hier, le directeur général d'HSBC France Jean Beunardeau a informé l'intersyndicale FO, SNB, CFTC, CFDT, Unsa et CGT de "l'ouverture d'une revue stratégique menée par le groupe dont une des options possibles est la cession totale ou partielle de la banque de détail en France".

Bien sûr le délit d'entrave pénalise gravement la communication de toutes les entreprises qui doivent mener des restructurations, des cessions ou des réductions d'effectifs. Bien sûr cette double communication à quelques jours de distance aurait pu être évitée et apporte plus de confusion que de clarté. Bien sûr toutes les règles déontologiques ont été respectées par la banque à cette occasion.

Il reste que ce tohu-bohu médiatique est surtout désagréable pour les salariés de HSBC. Il y a 3.300 personnes qui travaillent dans la banque de détail d'HSBC France et qui gèrent pas moins de 264 agences. En incluant les services centraux et d'autres filiales, ce chiffre peut même monter jusqu'à 5.000 personnes qui pourraient être concernées, selon une source syndicale. 

Il n'y a pas de mal à se réinventer, à construire de nouveaux modèles bancaires, et à comprendre que ce qui était essentiel hier est caduc aujourd'hui. Et c'est le mérite et même le courage de HSBC de mener éventuellement une telle restructuration. Car pour l'instant la cession des agences est une "option possible". Oui, l'activité de banque de détail d'HSBC présente depuis plus d'un an des résultats médiocres et un coefficient d'exploitation fortement dégradé. Oui, les taux d'intérêt bas pèsent sur la rentabilité des banques de détail, qui doivent par ailleurs répondre aux défis du digital. 

Puisse ce qui vient de se passer servir de leçon pour tous les concurrents de HSBC, qui devront eux aussi, un moment ou à un autre, procéder à des réductions d'effectifs. Car il y a trop de monde dans les agences bancaires, dans les sièges sociaux et les marges bancaires ne permettent plus de supporter ces sureffectifs. Puissent les banques françaises ou étrangères assumer clairement une bonne fois pour toutes un projet transparent et complet de refonte du système des ressources humaines, plutôt que de créer à chaque fois des "bad buzz" en annonçant la disparition de centaines de postes. 

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