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Jean-Pierre Mustier : le profil idéal pour HSBC

Le directeur général d’UniCredit serait pressenti pour prendre les rênes de HSBC. Un camouflet pour Noel Quinn, le patron par intérim de la banque britannique qui vient d’annoncer une lourde restructuration. Mais le Français cumule les atouts pour ce difficile poste.
Jean-Pierre Mustier
Jean-Pierre Mustier

Le timing de ces rumeurs ne pouvait pas être plus déplaisant pour Noel Quinn, le patron par interim de HSBC. Selon la presse anglo-saxonne, Jean-Pierre Mustier, l’ancien banquier d’investissement de Société Générale qui dirige aujourd’hui l’italien UniCredit, serait pressenti pour prendre la tête de la banque britannique. Le board et le chairman Mark Tucker auraient identifié le profil du français pour remplacer John Flint, débarqué brusquement à l’été dernier. Une annonce pourrait même être faite dès aujourd'hui si cela se confirme, selon Bloomberg.

Ces informations ne sont pas dues au hasard : après le départ de John Flint, Noel Quinn a été nommé directeur général par intérim pour six à 12 mois, mais s’est efforcé d’imprimer sa marque dans la durée. Notamment via un grand plan de restructuration, annoncé mardi, selon lequel la banque va supprimer 35.000 emplois, abaisser ses coûts de 4,5 milliards de dollars ou encore réduire ses actifs à risque de 100 milliards de dollars sur trois ans, touchant de plein fouet l’Europe. Mais ce dernier n’a pas emporté l’adhésion du marché, loin s’en faut. Le titre HSBC a connu sa pire séance sur dix ans, les investisseurs jugeant qu’il n’allait pas assez loin et devait sortir de certaines activités.

Ceci a pu inciter le board à considérer un autre candidat externe pour accomplir cette difficile tâche. Le profil de Jean-Pierre Mustier est idéal : l’homme a passé 22 ans chez Société Générale dont il a dirigé la banque de financement et d’investissement, a ensuite joué le même rôle chez UniCredit de 2011 à 2015, puis est passé dans la gestion d’actifs alternatifs chez Tikehau, avant de revenir chez UniCredit pour en prendre les rênes en 2016. Arrivé dans la banque milanaise elle aussi mal en point, il a lancé un vaste chantier de restructuration, avec la suppression de 14.000 postes et la réduction drastique des coûts, mais aussi une augmentation de capital géante de 14 milliards d’euros. Et cela a marché : l’activité s’est redressée et le dirigeant a pu promettre la distribution de 50% des bénéfices d’ici 2023. Les actionnaires ont applaudi : l’an passé, le titre a grimpé de 30% et surperformé tous ses pairs.

Jean-Pierre Mustier coche toutes les cases pour HSBC : un profil complet de banquier d’investissement, passé par des grandes banques européennes mais qui a aussi travaillé en Asie où HSBC veut pousser les feux, et surtout qui assume son rôle de "cost-killer". Le Français avait d’ailleurs déjà été approché par Deutsche Bank lors de son changement de patron en 2018. Deux ans plus tard, il peut désormais se targuer d’avoir rempli sa mission chez UniCredit, et pourrait envisager de nouvelles responsabilités. Dernier argument non négligeable : la rémunération d’une banque anglo-saxonne. Celle du patron de HSBC était de 4,6 millions de livres (5,5 millions d’euros) en 2018, contre 1,2 million d’euros pour Jean-Pierre Mustier chez UniCredit.

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