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Régulation / Concurrence / Unicredit / Société Générale / Iran

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Unicredit / Société Générale / Iran

UniCredit est poursuivie par Washington

La banque italienne serait la prochaine victime de l'affront historique auquel se livrent les États-Unis et Téhéran, depuis la prise d'assaut de l'ambassade américaine en 1979.
Iran - couronne
Iran - couronne

Il faudra bien un jour ou l'autre comprendre que l'on ne joue pas avec les embargos instaurés par les États-Unis. Surtout lorsqu'il s'agit des sanctions imposées à Téhéran, censées soumettre au pays une pression économique maximale, depuis que le 4 novembre 1979 les partisans de Khomeyni ont pris d'assaut l'ambassade américaine réclamant l'extradition du chah hospitalisé à New York.

L'affront diplomatique auquel se livrent la République islamique et les États-Unis - particulièrement sévère après que Donald Trump a décidé de sortir de l'accord nucléaire et asséché le marché du brut iranien à la fin 2018 - n'a eu cesse de faire des victimes collatérales. Car les autorités américaines sont en droit de punir toute société cotée à Wall Street et en activité à l’étranger, au nom de la portée extraterritoriale de leurs lois. La prochaine en liste devrait être UniCredit qui serait sur le point de signer un accord avec les autorités américaines pour mettre un terme aux allégations selon lesquelles la banque italienne a fourni des services de compensation en dollars à des clients iraniens.

Car Washington a pour habitude de négocier directement des amendes plutôt que de juger la faute par des procédures juridiques classiques et longues. Quatre ans après BNP Paribas, la Société générale s'était vue infliger une amende de 1,34 milliard de dollars pour avoir violé l'embargo sur Cuba en novembre dernier. Selon Bloomberg, UniCredit devrait quant-à-elle s'en sortir pour une facture de 900 millions de dollars. Une fois que les détails de la transaction seront définitivement convenus et que le paysage bancaire italien retrouvera de sa vigueur, il y a fort à parier que les rumeurs d'un rapprochement entre UniCredit - actuellement dirigée par l'ancien de la Société générale Jean-Pierre Mustier - et la banque au logo rouge et noir, reprendront de plus belle.

 

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