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Macro-économie / Taux / Numérique

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Economie numérique : la France a encore des progrès à faire

La France n'arrive que 15ème au classement des pays de l'UE selon l’indice relatif à l’économie et à la société numériques (DESI) de la Commission, destiné à suivre les progrès des États membres dans le domaine numérique. 
Ordinateur - illustration - digital - intelligence artificielle
Ordinateur - illustration - digital - intelligence artificielle

La France va devoir accélérer sa transformation numérique. Tel est l'enseignement que l'on peut tirer de la publication hier par Bruxelles de l'indice relatif à l'économie et à la société numérique (DESI). Constitué de cinq volets, connectivité, capital humain, utilisation des services internet, intégration de la technologie numérique et services publics numériques, cet indice permet à la Commission européenne d’aider les pays à identifier les domaines numériques nécessitant des investissements et des actions prioritaires. Ce rapport est d’autant plus utile qu’en février 2020, la Commission a exposé sa vision de la transformation numérique pour "Façonner l'avenir numérique de l'Europe". "Le Conseil européen et la Commission ont entrepris d’inscrire le soutien à la reprise économique dans le cadre de la double transition vers la neutralité climatique et une transformation numérique résiliente" précisait alors le rapport. Lors du plan de relance européen de 750 milliards d'euros proposé le 27 mai, cette volonté d'investir dans une Europe plus numérique a été réaffirmée. 

Sur 28 Etats membres, l’UE obtient une note moyenne pour l’indice DESI de 52,6 en 2020. La France arrive 15e avec une note de 52,2, soit juste en dessous de la moyenne. Certes par rapport à l’année dernière et sur la base des données antérieures à la pandémie, l'Hexagone a obtenu de meilleurs résultats. Mais il reste cependant loin derrière les pays les plus performants de l’UE (Finlande 1ère avec 72,3, Angleterre 8e avec 60,4, Allemagne 12e avec 56,1…). En 2018 et 2019, la France était respectivement en 17e et 16e position avec une note de 45,7 et 49,8. Cette lente ascension conjuguée à une moyenne de l’UE grimpant de 6,1 points entre 2018 et 2020, pose la question des capacités de la France à progresser de manière conséquente dans ce domaine.

Pourtant, la France s’est engagée dans un vaste programme de transformation numérique durable et inclusive, avec par exemple le Grand plan d’investissement 2018-2022 ou bien l’adoption de la loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) ayant pour but de stimuler la création d’entreprises et la croissance, notamment par la transformation numérique. 

Ces mesures ont toutefois donné des résultats dans certains domaines. C’est dans l’intégration des technologies numériques et dans le domaine des services publics numériques que la France s’est sensiblement améliorée. Arrivant 11e sur 28 pour l’intégration des technologies numériques, la France confirme une tendance positive depuis quelques années. Elle était 15e en 2018 et 13e en 2019. En ce sens, elle a enregistré une progression satisfaisante du nombre d’entreprises qui utilisent les réseaux sociaux et mégadonnées, et qui partagent des informations en ligne. Du côté des services publics numériques, la France gagne une place "grâce au nombre élevé d’utilisateurs de l’administration en ligne et aux progrès réalisés en matière de fourniture de services publics numériques pour les entreprises" précise l’étude. La perte de vitesse de la France s’est ressentie en particulier dans le domaine du capital humain, passant de 12e en 2018 à 17e en 2020. La cause de cette chute étant principalement la faible proportion de personnes ayant des "compétences numériques plus avancées". 

Les mesures adoptées par les pays de l’UE durant cette crise devraient accélérer la numérisation des économies du Vieux Continent. La mobilisation des pays et des entreprises pour la poursuite du travail, le suivi de la propagation du virus et l’accélération des activités de recherche sur les traitements et les vaccins ont permis au numérique d’occuper une plus grande place dans les sociétés. La crise du Covid-19 nous "a montré l’importance que revêtent désormais les ressources numériques pour nos économies et comment les réseaux et la connectivité, les données, l’IA et le calcul haute performance ainsi que les compétences numériques élémentaires et avancées soutiennent nos économies et nos sociétés", termine le rapport.

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