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Akka Technologies
AKKA : 900 emplois au nom de l’aéronautique
C’était annoncé : il faudrait attendre la fin de l’année 2020 et le début de l’année 2021 pour voir les premières conséquences de la crise sur l’emploi. C’est désormais le cas. Mardi, c’était au tour d’AKKA Technologies, leader européen du conseil en ingénierie et services R&D dans les secteurs de la mobilité, d’annoncer " avoir lancé une procédure d’information consultation des instances représentatives du personnel en France qui devrait déboucher sur la mise en œuvre d’un plan de restructuration".
Concrètement, le groupe précise qu’à "ce stade, les discussions avec les partenaires sociaux portent sur la suppression d’environ 900 postes, principalement dans la région Occitanie". En fait, 800 postes dans la région toulousaine, déjà décimée dans l’aéronautique avec les premières annonces d’autres acteurs du secteur, et une centaine au Havre et en île de France sont concernés. AKKA entend toutefois mettre en évidence les efforts réalisés pour conserver l'emploi, en dressant la comparaison avec sa situation en Allemagne : "les diverses démarches qu’AKKA entreprend visent à maintenir dans l’emploi un maximum de compétences et savoir-faire et à les repositionner sur des offres à plus forte valeur ajoutée, comme le Groupe l’a fait en Allemagne. En effet, le plan social mis en œuvre en Allemagne a finalement conduit à 800 suppressions de postes, tandis que 450 personnes ont bénéficié du plan de formation, alors que 1 250 suppressions de postes avaient initialement été envisagées."
Difficultés dans l’aéronautique malgré les aides
Il faut dire que le groupe a subi de plein fouet les conséquences économiques de la pandémie. Au premier semestre, il a comptabilisé une perte nette de 57,4 millions d’euros alors qu’il gagnait 26,3 millions d’euros à la même époque l’année passée. Et si le chiffre d’affaires avait baissé de 20,3 % en organique à l’époque (778 millions d’euros), le groupe s’attendait tout de même à une croissance séquentielle de l’activité au T3 et au T4. Ce qui a bien été le cas, mais ce qui a aussi mis en évidence les difficultés de l’aéronautique. "L’activité du secteur aéronautique s’est à nouveau détériorée au T3 et le chiffre d’affaires de ce secteur est en baisse de plus de 10 % par rapport au trimestre précédent, soit une baisse de 38 % par rapport au même trimestre de 2019", décrit le groupe dans un communiqué. Et face aux incertitudes, il avait annoncé : "le secteur aéronautique n’offrant pas de perspective de redressement à court terme et représentant environ 30 % de l’activité de la BU [Business Unit, ndlr] France, AKKA a informé les organisations syndicales qu’il envisage de débuter une procédure d’information consultation des instances représentatives du personnel pouvant déboucher sur la mise en œuvre d’un plan de restructuration".
Le manque de visibilité pour ce secteur ne permet donc pas à AKKA de faire le choix miser sur l’activité partielle pour conserver le capital humain. Déjà, le groupe a fait entrer la galaxie Albert Frère en émettant 8,9 millions d’actions, pour un montant de 200 millions d’euros bruts, dont les trois quarts ont été souscrits par le holding familial belge. Plus globalement, cela traduit les difficultés des groupes de la galaxie de l’aéronautique, vers qui les aides se multiplient : plan de soutien de 15 milliards d’euros, création de l’activité partielle de longue durée pour le secteur, PGE aéro…
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