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Rothschild & Co
Rothschild a fait face dans une année 2020 compliquée
Comme l’explique Alexandre de Rothschild : " 2020 a été une année particulièrement difficile pour toutes nos parties prenantes. Le marché des fusions et acquisitions a été interrompu par la pandémie au cours du premier trimestre, même s’il a terminé l’année sur des niveaux très élevés." Bien sûr Rothschild a largement diversifié ses activités au cours des dernières années, notamment dans la gestion d’actifs, mais le conseil financier représente encore 63 % des revenus de la banque.
L’an passé, cette activité a vu son chiffre d’affaires reculer de 1 % seulement, grâce à une fin d’année exceptionnelle et un quatrième trimestre en hausse de 35 % par rapport au trimestre précédent. Surtout on a pu voir le nom de Rothschild accolé à toutes les grandes manœuvres de l’après-pandémie. La banque se classe à la huitième place mondiale en termes de revenus. Au sein de cette activité le conseil en fusions et acquisitions est resté un point fort de la banque. Rothschild & Co s’est classée à la deuxième place mondiale par le nombre d’opérations. Et en Europe le groupe a conservé sa place de leader par le nombre d’opérations, pour la quinzième année consécutive.
L’activité de gestion d’actifs, qui joue habituellement le rôle d’amortisseur de crise, a dû s’adapter à la forte volatilité des marchés. La collecte nette s’est élevée à 2,5 milliards de d’euros. Si bien que les actifs sous gestion tutoient désormais la barre des 70 milliards d’euros. A cela va venir s’ajouter, après le closing du rachat de la banque suisse Pâris Bertrand, au début de l’été prochain, les 6 milliards d’euros que cette entité gère en Suisse et au Luxembourg.
Le point faible de la banque, l’an passé, a été son activité de merchant banking du fait de moindres valorisations des actifs non cotés détenus par cette activité en propre ou à travers des fonds. Qu’il s’agisse du private equity ou de la private debt. De fait le résultat d’exploitation de cette activité a été inférieur de moitié à celui de l’an passé.
Malgré tout, pour des revenus globaux en baisse de 4 %, le résultat d’exploitation a reculé de 16 % à 374 millions d’euros, et le résultat net part du groupe hors éléments exceptionnels a chuté de 26 % à 173 millions d’euros. Le bénéfice courant par action s’établit à 2,37 euros au lieu de 3,24 euros l’an passé. Après discussion avec l’ACPR, le régulateur français des banques et assurances, le dividende qui sera proposé lors de la prochaine assemblée s’élèvera à 0,70 euro par titre. Si la BCE et l’ACPR montrent ensuite plus de souplesse, la banque envisage de distribuer au quatrième trimestre un complément de 1,04 euro sous forme d’acompte.
D’autant que sur ses principaux métiers la banque est forcément plus optimiste pour les mois à venir avec un nombre de mandats très élevé en matière de conseil financier et avec un rebond de l’activité merchant banking. Ce qui amène les dirigeants de Rothschild & Co à être prudemment optimistes pour 2021 grâce à une stratégie centrée sur les besoins de ses clients et destinée à accroître les revenus, tout en maintenant un contrôle rigoureux des coûts. Le titre qui affiche une hausse de 3,5 % ce matin s’est apprécié de 65 % en un an. Et son montant dépasse désormais l’actif net par action.
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