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Ce que TotalEnergies a mené à bien en matière climatique

Il y a plus d’un an Patrick Pouyanné présentait la nouvelle stratégie du groupe pétrolier avec un objectif zéro carbone en 2050. Un plan climat qui a été ensuite soumis au vote consultatif des actionnaires au printemps 2021. Les résultats de l’année écoulée montrent que TotalEnergies est très vite passé des idées aux actes et que son activité renouvelable dégage déjà 1,5 milliard d’euros d’Ebitda.
Logo TotalEnergies
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Que n’a-t-on pas entendu comme critiques ou comme doutes il y a un an lorsque Patrick Pouyanné a présenté aux investisseurs sa stratégie multi-énergies destinée à lui permettre de ne plus devenir émetteur de carbone à l’horizon 2050. Ce qui pour un groupe, qui tire l’essentiel de ses profits du pétrole et du gaz, est une vraie gageure. D’autant que ce plan de transformation qui avait déjà commencé à voir le jour sous Christophe de Margerie ne s’accompagnait pas seulement d’un changement de raison sociale (TotalEnergies au lieu de Total). Il était lié à un plan de croissance et de création de davantage de valeur pour tous les actionnaires.

Un an après, et alors que le groupe a publié ce matin des résultats records de 16 milliards de dollars, soit 14 milliards d’euros, il est intéressant de faire un point sur ce qui a été mené dans le domaine du renouvelable. D’abord en matière de développement durable TotalEnergies a vu son intensité carbone diminuer de 11 %, et ses émissions de méthane diviser par deux par rapport à ce qu’elles étaient en 2015. Ensuite le groupe a acté sa sortie des huiles lourdes au Venezuela. Et tout récemment il a annoncé son retrait de Birmanie, ne voulant plus que les redevances qu’il décaisse enrichissent une junte militaire sanguinaire.

En matière d’énergies renouvelables et non carbonées (l’électricité), le groupe a dégagé un Ebitda record de 1,4 milliard de dollars. Cela, grâce à une capacité de production de 10 gigawatts, à un très gros effort en termes de Capex (3 milliards de dollars en 2021 et 3,5 en 2022). Si bien que cette année sa capacité de production devrait s’élever à 16 gigawatts. Ce qui représente l’équivalent d’une quinzaine de réacteurs nucléaires. Mais ce qui est encore peu par rapport à l’objectif de 100 gigawatts fixé pour 2030.

Enfin s’agissant des gaz à effet de serre, les émissions mondiales de TotalEnergies ont été stables l’an passé à 400 millions de tonnes de CO2. Mais les émissions du groupe en Europe ont affiché un recul de 23 % par rapport à 2015.

Et ce n’est pas fini puisque tout est en place afin que TotalEnergies installe 35 gigawatts d’ici 2025, soit en trois à quatre ans, à raison de 6 gigawatts par an, en tirant parti de Sun Power, d’Agel en Inde et du parc solaire d’Al Kharsaah au Qatar et de l’éolien offshore avec Yunlin à Taïwan et Seagreen au Royaume-Uni. Cette année le groupe investira dans les énergies renouvelables et l’électricité plus que dans le GNL et le Gaz, et la moitié de ce qu’il dépense pour trouver du pétrole.

Bien sûr, certains écologistes qui ne pensent que décroissance, moqueront cette stratégie multi-énergies inévitable, de manière que le cash-flow du pétrole finance les investissements verts. Mais ce premier bilan qui sera à nouveau soumis au vote consultatif des actionnaires lors de la prochaine assemblée générale donne beaucoup de crédit au Plan Climat de septembre 2020 et à ce changement audacieux de stratégie.

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