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Levées de fonds / GP-Stake / Armen / Dominique Gaillard / Laurent Bénard

Levées de fonds
GP-Stake / Armen / Dominique Gaillard / Laurent Bénard

Démarrage prometteur pour le pionnier européen du GP Stake / Armen a levé 150 millions d’euros pour son premier closing

Armen a réussi le premier closing de son fonds Armen GP Stakes Fund I, dont la stratégie consiste à investir de façon minoritaire dans des sociétés de gestion alternatives. La société à mission vient par ailleurs d’accueillir les familles Dassault, Faiveley et Laine-Foriel-Destezet à son capital.
Dominique Gaillard et Laurent Bénard, les dirigeants d'Armen, pionnier européen du GP Stake
Dominique Gaillard et Laurent Bénard, les dirigeants d'Armen, pionnier européen du GP Stake

Le "GP-Stake" prend ses marques. La stratégie, qui consiste en la prise de participations minoritaires dans des sociétés de gestion de private equity, amorce son décollage alors que la société à mission Armen, la pionnière du genre en Europe, vient tout juste de réaliser cette semaine le premier closing de son fonds GP Stakes Fund I. Celui-ci a levé à 150 millions d’euros, conformément à son plan de marche qui prévoit à terme d’atteindre les 400 millions d’euros.

La stratégie existe depuis dix ans aux Etats-Unis, où elle a été créée sur les cendres de la crise de 2007-2008. Et si le marché européen n’était pas mûr jusqu’à une période récente, "nous estimons que c’est le cas aujourd’hui", explique à WanSquare, Dominique Gaillard, le président d’Armen, qui a plus de 30 années d’expérience dans le capital investissement, en particulier chez Ardian, puis France Invest.

 

Plateformisation

 

Au-delà des capitaux apportés, Armen, créée en mai 2022, accompagne les sociétés de gestion sur les plans stratégiques et opérationnels et apporte aux sociétés de gestion dans lesquelles elle investit son soutien sur les questions liées aux levées de fonds, aux exigences en matière d’ESG, à la cyber sécurité, au juridique, aux ressources humaines, au marketing ou encore à la communication.

De cette façon, "il n’y a pas d’homothétie entre les montants que vous gérez et les équipes dont vous avez besoin en interne. Tout cela pousse à abandonner ce modèle historique en Europe de l’acteur mono-stratégie et à se tourner vers une approche multi-stratégies de plateformisation ", explique le dirigeant.

"Il y a un alignement des planètes", abonde Laurent Bénard, le directeur général d’Armen, qui dirigeait auparavant la société de gestion Capza, ayant impulsé sa transformation en une plate-forme européenne diversifiée de capital investissement. L’attrait pour cette approche est aujourd’hui renforcé, souligne-t-il, "par le contexte actuel plus complexe pour les levées de fonds, qui accroit leur réflexion quant à l’opportunité d’ouvrir leur capital pour créer de la différenciation par rapport à leurs concurrents ".

Pour Armen, dont les prises de participations dans ces sociétés de gestion sont comprises entre 10 % et 30 % de leur capital, l’objectif est également que ces gérants soient " répartis géographiquement un peu partout en Europe et représentent le panel complet des stratégies d’investissement alternatives, que ce soit la dette privée, le buy-out, le secondaire, le real estate, ou encore l’infrastructure", ajoute Dominique Gaillard.

 

Visibilité et rendement

 

Cette diversification constitue un atout important. "Le portefeuille est extrêmement diversifié. Notre but est d’investir dans 12 à 15 sociétés de gestion en Europe, qui elles-mêmes vont avoir en moyenne deux stratégies d’investissement et investir dans une vingtaine d’entreprises ". In fine, "le portefeuille est ainsi amené à représenter environ 400 réalités économiques sous-jacentes", détaille Laurent Bénard.

Pour son premier tour de table de 150 millions d’euros, le fonds a attiré des investisseurs à la fois institutionnels mais aussi beaucoup de family offices et de particulier fortunés (les high net worth individuals). Outre la diversification, ceux-ci "viennent retrouver dans notre stratégie des critères visibilité et de rémunération. Le chiffre d’affaires des sociétés dans lesquelles nous investissons est constitué de frais de gestion, versés régulièrement, ce qui leur permet de distribuer des dividendes, et qui nous permet de donner un rendement courant à nos propres investisseurs", explique le directeur général d’Armen.

En parallèle, afin de se doter de davantage de moyens pour déployer sa stratégie d’investissement en Europe, Armen a annoncé l’entrée à son capital de plusieurs investisseurs dont les holdings d’investissement de la famille Dassault (GIMD), de la famille Faiveley (Issarts) et de la famille Laine-Foriel-Destezet (Allegria Capital),

" Ces investisseurs nous apportent bien sûr des capitaux mais il s’agit de bien plus qu’une opération financière. Ces familles ont une très bonne connaissance du private equity et des investissements alternatifs, elles nous apportent ainsi leur savoir-faire et nous font bénéficier aussi de leur réseau", confie Dominique Gaillard.

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