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Virbac / vétérinaire

Le pire est peut-être passé pour Virbac / La fin de l'année s’annonce néanmoins difficile

Virbac a créé la surprise en relevant mardi ses objectifs financiers pour 2023. Le laboratoire dédié à la santé animale a connu un rebond inattendu de ses ventes cet été, laissant entrevoir une normalisation de son marché qui n’est toutefois pas encore acquise.
Virbac a relevé ses prévisions pour 2023 après un solide troisième trimestre - Photo by ALI ATMACA / ANADOLU AGENCY / Anadolu via AFP
Virbac a relevé ses prévisions pour 2023 après un solide troisième trimestre - Photo by ALI ATMACA / ANADOLU AGENCY / Anadolu via AFP

Ce n’est pas tous les jours que l’on entend parler de Virbac à moins de posséder un animal domestique ou un élevage. Le cours de Bourse du deuxième laboratoire vétérinaire français – le premier est Ceva et n’est pas coté - s’est envolé mardi de 11,2%, à 282 euros à la suite de l’annonce d’un chiffre d'affaires en nette hausse de 7,8% au troisième trimestre, à taux de change constants. Soit un fort rebond de l’activité après un premier semestre difficile marqué par une activité qui s'était avérée tout juste stable.

Une embellie surprenante pour les investisseurs et le groupe lui-même qui avait lancé il y a seulement quelques mois un avertissement sur ses résultats dans un marché au ralenti. A l'inverse, il a donc relevé mardi ses prévisions de chiffre d'affaires et de marge. Pour 2023, la société dont le capital est toujours contrôlé par la famille du fondateur Pierre-Richard Dick - dont la fille, Marie-Hélène Dick-Madelpuech, est présidente du conseil d’administration – prévoit désormais une croissance de son chiffre d'affaires de 2% à 4% à taux de change et périmètre constants, au lieu d'une fourchette de 0% à 4% visée précédemment. Tandis que la marge opérationnelle ajustée devrait se hisser entre 13,5% et 14,5%, et non plus autour de 12% à 13% comme anticipé auparavant.

Après le flou qui l’entourait depuis le début de l’année, la normalisation tant attendue du marché vétérinaire semble enfin là. Comme l’observent les analystes d’Oddo BHF, il est "intéressant d’entendre le management retrouver une progression de volumes plus soutenue, ce qui tend en effet à confirmer que le marché commence à s’assainir " grâce à la normalisation des stocks de certains distributeurs, et après un an d’atonie notamment liée à la fin du boom des adoptions observées pendant la pandémie. Une amélioration enregistrée dans toutes les zones géographiques, aussi bien l’Europe où le chiffre d’affaires a progressé de 6,4% à taux constants, que l’Asie Pacifique, où il a bondi de 9,2%, et l’Amérique latine (+11,2%). Et qui a permis à l’entreprise de peu ressentir finalement les effets de la limitation temporaire de ses capacités de production de vaccins destinés aux animaux de compagnie et de la cyberattaque qu'elle a subie en juin dernier.

La question est maintenant de savoir si la tendance va se poursuivre. Sur ce point, les avis ne sont pas unanimes. "Il se peut que l’on observe encore des à-coups, y compris au quatrième trimestre, mais le marché vétérinaire a vraisemblablement passé le cap du point bas ", veulent croire les analystes d’Oddo BHF, plutôt optimistes. Une vision positive que ne partage pas totalement le cabinet TP Icap Midcap, considérant pour sa part que la dynamique de normalisation des volumes reste "incertaine " pour 2024. Sachant aussi qu'à court terme, le quatrième trimestre 2023 ne devrait pas faire d'étincelle en raison d'une base de comparaison exigeante, alors que le chiffre d’affaires du même trimestre de 2022 avait grimpé de 14,3%, porté par une activité exceptionnelle.

Un autre élément à suivre est par ailleurs l’évolution du projet de construction de la nouvelle usine de nutrition animale du groupe en France près de Nîmes, celle-ci suscitant une vive opposition des populations locales. Or, c’est sur cette usine que reposent les ambitions de conquête des marchés américain et chinois du petfood, appelés à constituer un important relais de croissance.  Le premier coup de pioche est normalement prévu pour avril 2024 et la mise en service pour le quatrième trimestre de la même année.

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