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Virbac au rendez-vous de la rentabilité et des investissements / La croissance externe en prime

Virbac a affiché une rentabilité opérationnelle record en 2023, tout en continuant d’investir massivement dans sa R&D, un effort d’investissement qui sera encore intensifié en 2024. Redevenue très positive, la dynamique d’activité est portée également par la croissance externe.
Photo by MAJDI FATHI / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Photo by MAJDI FATHI / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Le deuxième laboratoire vétérinaire français – derrière Ceva, non coté en Bourse – n’a jamais été aussi rentable. C’est une marge opérationnelle courante (avant R&D et amortissement des actifs issus d’acquisition) record de 23,2%, en progression de 0,4 point par rapport à 2022, que Virbac a dévoilé mercredi. Le chiffre d’affaires de 1,25 milliard d’euros réalisé sur l’année écoulée, en hausse de 4,9% à taux de change et périmètre constants, était déjà connu depuis mi-janvier, le fort rebond des ventes au second semestre (+10%) ayant compensé un premier semestre pénalisé par la limitation temporaire de ses capacités de production de vaccins destinés aux animaux de compagnie, et par une cyberattaque survenue en juin. 

Et si le résultat net est demeuré stable à 121 millions d’euros, c’est en raison de "surinvestissements en matière de R&D qui étaient anticipés", notent les analystes de Stifel. Une accélération des investissements en R&D volontaire, opérée depuis début 2022, et qui va se poursuivre en 2024. Le groupe compte en effet porter sa R&D à 8,5% de son chiffre d’affaires cette année, soit l’équivalent d’une centaine de millions d’euros d’investissements.

Une partie de cette somme sera affectée à la nouvelle usine de nutrition animale du groupe en France près de Nîmes, dont Virbac est en train d’acheter le terrain. Sachant que c’est sur cette usine que reposent les ambitions de conquête des marchés américain et chinois du petfood, appelés à constituer un important relais de croissance. Un autre chantier est celui de la construction d’un nouveau centre de logistique et de distribution, avec là aussi l’achat prévu d’un terrain, qui sera situé près des usines du groupes à Carros, dans les Alpes-Maritimes.

La dynamique d’investissements est également placée sous le signe de la croissance externe. Le groupe a été très actif l’an dernier en la matière. Il a bouclé en mai le rachat le rachat de 100% des parts de son distributeur historique en République tchèque et Slovaquie, qui est par la même occasion devenue sa 35ème filiale. Virbac a aussi fait l’acquisition en novembre d’une participation majoritaire dans Globion, une société indienne fondée en joint-venture entre Suguna Group, l’un des principaux conglomérats avicoles indiens et Lohmann Animal Health, spécialiste allemand des vaccins pour volailles.

Et 2024 a démarré sur les chapeaux de roues avec le rachat annoncé au Japon début mars de la société Sasaeah pour une valeur d'entreprise d'environ 280 millions d'euros. Une opération qui va permettre à Virbac de doubler sa taille au pays du soleil levant dans les animaux de compagnie, tout en faisant son entrée sur le marché des animaux de production (porcs, bovins et poulets). Elle doit aussi contribuer à lui permettre d’atteindre son objectif de marge opérationnelle (d’Ebit ajusté) de 20% à l’horizon 2030 (elle était de 15,1% en 2023).

Pour 2024, le laboratoire a confirmé ses perspectives d’une croissance de 4% à 6% de son chiffre d'affaires, à taux de change et périmètre constants, ainsi que d’une marge d'Ebit ajusté d'environ 15%. Des prévisions qui peuvent paraître "conservatrices au vu des tendances sur les prix et les volumes", selon le cabinet Oddo BHF.

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