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BNP Paribas crée la surprise / La banque de financement et d'investissement (CIB) à l’honneur
Alors que les résultats de l’année 2023, bien qu’historiques, avaient pu sembler quelque peu mitigés aux yeux de marchés intransigeants, le premier trimestre 2024 du premier acteur bancaire de la zone euro vient remettre les pendules à l’heure.
BNP Paribas a certes fait état jeudi d’une légère baisse de ses résultats, illustrée par un bénéfice net en recul de 2,2%, à 3,1 milliards d’euros, et un produit net bancaire (PNB) en repli de 0,4%, à 12,48 milliards d’euros. Mais dans un cas comme dans l’autre, les attentes sont cette fois-ci dépassées dans la mesure où, selon le consensus FactSet, les analystes anticipaient en moyenne un résultat net de 2,37 milliards d’euros et un PNB de 12,22 milliards d’euros. Qui plus est, la demande en produits de dette était très élevée en Europe l’an passé. Hors cet effet que l’on pourrait qualifier d’exceptionnel, le PNB ressortirait en hausse de près de 3%.
Si l’on doit souligner la performance d’une division en particulier, en termes résultat avant impôt, "la performance du pôle Corporate and institutional banking (CIB) a été solide, avec un résultat des activités sur les taux, devises et matières premières (FICC) en hausse de 86% d’un trimestre à l’autre", souligne Jefferies. La contraction de 4% des revenus de la branche s'explique par une base de comparaison élevée compte tenu d'une activité très soutenue l’an passé en matière de couverture de change et de prix des matières premières dans un contexte d’envolée des cours du pétrole et du gaz.
A l’inverse, les activités de banque de détail (CPB) ont généré au premier trimestre de cette année un résultat avant impôt de 13% en-deçà du consensus, avec des revenus nets d’intérêt en France qui ont reculé de 4%. Mais la situation sur ce front est appelée à s’améliorer tout au long de l’année 2024 avec l’injection progressive des nouveaux prêts à taux plus élevés dans son portefeuille, conjuguée à la stabilisation de la composition des dépôts.
BNP Paribas a d’ailleurs confirmé l’ensemble de ses prévisions pour 2024. À savoir des revenus "distribuables" en hausse de 2% par rapport à ceux de 2023, soit à 46,9 milliards d'euros. Ainsi qu'un résultat net distribuable supérieur à 11,2 milliards d'euros, au-dessus du record de 11,23 milliards d’euros de 2023. L'objectif d'un résultat net pour 2024 supérieur à celui de 2023 est "une sorte de minimum", a déclaré à cet égard Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de la banque, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes.
En matière de solvabilité, le léger recul du ratio de solvabilité CET1 (Common equity tier one) à 13,1% à fin mars, contre 13,2% à fin décembre 2023, s’inscrit dans une trajectoire complètement maîtrisée. L’idée est en effet de le ramener sous les 13% au fur et à mesure du redéploiement du capital récupéré grâce à la cession l’an dernier de Bank of the West. Aujourd’hui, à la suite de ses récentes acquisitions dans l’assurance en Belgique ou en Italie notamment, BNP Paribas a réalisé la moitié du chemin. Exprimé en capital, sur 110 points de base de Common equity tier one à redéployer, la banque en est déjà à 50 points de base.
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