Entreprises / Actions / BNP Paribas
Entreprises / Actions
BNP Paribas
BNP Paribas : une assemble générale encore à forte teneur climatique / Les perspectives financières bénéficient de vents porteurs
"Nous ne sommes pas l’ONU, nous sommes une entreprise, qui livre des objectifs, s’engage sur ces objectifs, nous accompagnons des clients qui innovent, qui portent des projets et permettront d'avoir demain de l'acier vert, de l'hydrogène vert, de transitionner. C'est notre métier. Notre métier n'est pas de faire des déclarations". L’assemblée générale de BNP Paribas qui se tenait mardi a donné l’occasion Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général de la banque, en réponse aux diverses questions posées comme l’an dernier sur le sujet du climat, de rappeler la logique suivie par son établissement, comme il a pu le faire récemment déjà devant les sénateurs.
En tant que première banque de la zone Euro, BNP Paribas revendique son action concrète en faveur de la transition, suivant notamment en cela les recommandations de l’Agence international de l’énergie, "qui est un peu notre boussole". La banque œuvre pour augmenter graduellement la proportion de ses financements vers les énergies à bas carbone et faire diminuer son stock résiduel de financements vers les énergies fossiles. "C’est la raison pour laquelle nous ne faisons pas d’émissions obligataires conventionnelles pour des acteurs diversifiés ou des acteurs qui interviennent dans l'exploration production et même le raffinage", a indiqué pour sa part, Laurence Pessez, la directrice de la Responsabilité sociale et environnementale de BNP Paribas. "Nous mettons tout en œuvre à travers tous nos leviers pour vraiment diminuer notre soutien à l'exploration production (pétrolière et gazière) et pour nous reporter de façon très volontariste sur les énergies bas carbone", a-t-elle ajouté.
Et pour que la tendance s’accélère, "il faut comprendre que nous dépendons des projets apportés par les industriels", a souligné Jean-Laurent Bonnafé. En tant que banque, BNP Paribas ne construit pas de projet à elle toute seule : "il faut les trouver, les structurer, les financer et les encourager. Et c'est ce que nous faisons". A l’image, par exemple, des gigantesques usines de batteries automobiles appelées à être construites en Europe.
Les objectifs donnés par la banque en la matière sont en tout cas "mesurables, vérifiables", a souligné le dirigeant. Alors qu’en 2015, au moment de la signature de l’accord de Paris, les énergies bas-carbone ne représentaient qu’une part limitée des financements à la production d’énergies par BNP Paribas, la banque s’est engagée à que cette proportion atteigne 90% à l’horizon 2030. "Rendez-vous en 2030", a ainsi répondu Jean-Laurent Bonnafé. En attendant, le directeur général de la première banque française n’a pas manqué de rappeler que celle-ci avait été désignée "Meilleure banque au monde pour la finance durable" par le magazine de référence Euromoney, tout en ayant également été élue " ESG Financing House" par la revue International Financing Review (IFR). Le dernier rapport publié très récemment par des ONG climatiques, a d’ailleurs lui aussi souligné les importants efforts de transition des banques françaises, et en particulier de BNP Paribas.
Hors débat climatique, l’assemblée générale réunie mardi a bien sûr permis au directeur financier, Lars Machenil de revenir sur les solides résultats réalisés par la banque en 2023, rappelant, entre autres, que la branche de banque d’investissement et de financement était "la seule dans l'Eurozone à offrir tous les services et ceci d'une manière intégrée". Une force qui "se reflète dans les parts de marché", dont la croissance a été très prononcée en particulier dans le segment Global Market, celui-ci ayant bénéficié de l'intégration du prime brokerage et de 100% d’Exane.
S’agissant des perspectives, après une année 2023 record où BNP Paribas a généré 11,2 milliards d’euros de résultat distribuable, "notre ambition est d’être au-delà de ce niveau", a rappelé Jean-Laurent Bonnafé. Pour y parvenir, la banque va pouvoir bénéficier d’un environnement dans lequel "il y aura moins de vents contraires que de vents porteurs", a-t-il ajouté. Du côté de ces derniers, le dirigeant a notamment rappelé le renforcement en cours du plan d'efficacité pour 2024, la qualité du portefeuille bancaire illustrée par un coût du risque "très en dessous des 40 points de base".
Par ailleurs, sur les 110 points de base de capital à redéployer à partir du produit de la vente de Bank of the West, la moitié aura été réalisée à la fin du premier semestre 2024 "avec un rendement sur ce capital investi qui sera supérieur à 16% en 2025", a indiqué Jean-Laurent Bonnafé.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

