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Rexel enfonce le clou du digital et de l’électrification / De nouveaux objectifs réhaussés de moyen terme
"Nous disons ce que nous faisons et nous faisons ce que nous disons. Nous nous fixons des objectifs raisonnablement ambitieux et nous avons tendance à les atteindre, voire à les dépasser". Deux ans après la présentation de son plan stratégique "PowerUp 2025", Rexel tenait vendredi une journée investisseurs (ou Capital Market Day), l’occasion pour Guillaume Texier, le directeur général du fournisseur de matériel électrique, de faire une mise à jour de cette feuille de route en délivrant un message résolument positif.
"La différence entre la présentation que vous allez voir aujourd’hui et celle d’il y a deux ans est la confiance", a-t-il souligné. De quoi rassurer en particulier sur la trajectoire du chiffre d’affaires, et surtout, des volumes. Car si la marge a très bien tenu tout au long de l’exercice 2023, les volumes ont subi une nette dégradation au quatrième trimestre, qui s’est poursuivie au premier trimestre 2024, censé marquer un point bas.
Ce trou d’air temporaire est donc appelé à laisser progressivement la place à une croissance soutenue. Le groupe a en effet annoncé vendredi de nouveaux objectifs réhaussés "de moyen terme", à un horizon qu’il estime entre trois et cinq ans. Il vise une croissance de chiffre d’affaires comprise entre 5 % et 8 %, incluant 2 à 3 % de croissance par acquisition, soit une croissance organique comprise entre 2,5 et 5 % si l’on retient le milieu de fourchette. En termes de rentabilité, Rexel veut atteindre une marge d’EBITA ajusté (une mesure du résultat opérationnel avant amortissements) supérieure à 7 %.
Soit des objectifs supérieurs à ceux qu’il s’était fixés pour la période allant de 2022 à 2025, à savoir une croissance annuelle des ventes allant de 4 % à 7 % et une marge d’Ebita ajusté comprise entre 6,5 % et 7 % en 2025. Et qui "reflètent une stratégie payante jusqu’à présent de concentration sur le digital et l’électrification", note le cabinet d’analystes Oddo BHF.
Pour y parvenir, Rexel a l’intention de continuer à s’appuyer sur les grandes tendances de l’électrification. Il est acquis que 2024 est une année de transition confrontée à un effet de base difficile. En revanche, les perspectives à moyen terme, notamment aux Etats-Unis, sont tirée par la relocalisation industrielle, la modernisation des réseaux et l’expansion des data centers.
"La charge de travail totale des centres de données, c’est-à-dire la consommation et le stockage, doublera d’ici 2028 avec l’essor de l’intelligence artificielle et de l’IA générative. Il s’agit d’une opportunité majeure pour Rexel", a notamment souligné Guillaume Texier. A côté de cela, tandis que "des centaines de milliards de dollars sont actuellement investis dans la modernisation du réseau électrique", il s’agit d’"une excellente occasion pour nous de renforcer nos activités dans le domaine des services publics et d’ouvrir de nouveaux domaines de croissance", a également expliqué le dirigeant.
C’est ainsi que Rexel a élargi son champs d’action au cours de ces dernières années avec de nouvelles opportunités dans les utilities, le génie climatique, la sécurité et les télécommunications, qu’il a commencé à saisir. "Depuis 2021, Rexel a réalisé 13 acquisitions représentant un chiffre d’affaires additionnel de 2,7 milliards d’euros, dont 1,9 milliard d’euros en Amérique du Nord", a rappelé Guillaume Texier.
Dernière opération en date, le rachat de Talley, un distributeur américain de produits et de solutions d’infrastructure sans fil aux Etats-Unis, dont le chiffre d’affaires est attendu autour de 360 millions de dollars (330 millions d’euros) en 2024. A moyen terme, Rexel prévoit que ces activités dites "d’accélération" représenteront 40 % de son chiffre d’affaires, contre 32 % actuellement.
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