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Macro-économie / Taux / Matignon / Lettres plafonds

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Matignon / Lettres plafonds

Le gouvernement démissionnaire propose des bases pour le PLF 2025 / Il défend une baisse non négligeable des dépenses en volume de l’Etat

Pour permettre au prochain gouvernement de préparer le projet de loi de finances 2025 dans les temps, Matignon a dévoilé quelques éléments du contenu des lettres plafonds (dépenses à ne pas dépasser) envoyées aux ministères (l’exécutif suivant aura tout le loisir de conduire une autre politique). Les dépenses en valeur y apparaissent stables par rapport à la loi de finances pour 2024, ce qui représente un effort significatif. L’objectif est également de tenir la trajectoire de réduction du déficit public en dessous de 3 % en 2027.
Le Premier ministre démissionnaire Gabriel Attal et son directeur de cabinet Emmanuel Moulin - Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Le Premier ministre démissionnaire Gabriel Attal et son directeur de cabinet Emmanuel Moulin - Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le gouvernement démissionnaire propose des bases de discussion pour le prochain projet de loi de finances (PLF). Alors qu’il doit être transmis à l’Assemblée nationale le premier mardi d’octobre au plus tard, le gouvernement démissionnaire a dévoilé en partie le contenu de l’une des composantes essentielles à sa préparation : les lettres plafonds.

Il s’agit du montant de dépenses que chaque ministère ne devra pas dépasser au cours de l’année 2025. "Des ajustements seront évidemment toujours possibles, à la fois avant la présentation du PLF en Conseil des ministres mais aussi au cours des débats parlementaires", explique-t-on à Matignon.

Dans le détail, le gouvernement démissionnaire propose une stabilisation des dépenses en valeur par rapport à 2024 : elles s’élèveraient à 492 milliards d’euros. Les dépenses se situeraient donc près de 10 milliards d’euros en dessous du niveau qui serait le leur si elles se contentaient de suivre la hausse du niveau général des prix (ce qui serait en théorie une croissance plancher). Une telle contraction (environ 2% compte tenu de l'inflation attendue) des dépenses en volume est historiquement assez rare.

Pour autant, tandis qu’il refuse de dévoiler la ventilation proposée des dépenses ministère par ministère, Matignon affirme que c’est un budget qui prépare l’avenir. "Les principales priorités qui ont été définies par le Parlement au cours de ces dernières années sont préservées", souligne-t-on. Il a seulement été précisé que des économies seraient proposées sur le budget du travail et de l’emploi en raison de la baisse du taux de chômage et parce que "certains dispositifs pourraient être réformés comme celui de l’apprentissage qui pèse aujourd’hui une vingtaine de milliards d’euros".

La manœuvre du gouvernement démissionnaire s’inscrit également dans sa volonté de respecter la trajectoire inscrite dans le programme de stabilité (document transmis chaque année à la Commission européenne) de faire refluer le déficit de l’ensemble des administrations publiques de 5,5 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2023 à 2,9 % du PIB en 2027.

En 2025, il est prévu que le déficit s’élève à 4,1 %. Matignon n’est pas en mesure d’indiquer si ce chiffre sera tenu. "Il est trop tôt pour donner une réponse, puisque cela dépendra aussi du solde affiché par les collectivités territoriales et les administrations de Sécurité Sociale", fait valoir Matignon.

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