Professions financières / Tikehau Capital / Gestion d'actifs / Dette privé / Private equity
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Tikehau Capital / Gestion d'actifs / Dette privé / Private equity
Tikehau Capital démontre (une fois de plus) la force de son modèle / Une dynamique commerciale qui reflète la diversification stratégique de la société de gestion
Dans un environnement géopolitique et économique toujours chahuté pour l’écosystème de la gestion d’actifs, Tikehau Capital a encore réussi à tirer son épingle du jeu. La société cofondée par Mathieu Chabran et Antoine Flamarion a en effet vu sa collecte nette passer de 3,4 milliards d’euros (au 30 juin dernier) – un niveau déjà inédit le groupe – à 4,8 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, soit une augmentation de 1,4 milliard d’euros au cours du troisième trimestre, et stable sur un an. Par ailleurs, au 30 septembre, le groupe totalisait 46,7 milliards d’euros d’encours de gestion d’actifs, traduisant une progression de 13 % sur douze mois. "Ce n’est que la conséquence logique d’une politique d’investissement saine et d’une stratégie de cessions intelligente et ce à travers toutes les géographies où nous sommes présents", explique Henri Marcoux, directeur général adjoint de Tikehau Capital, dans un entretien accordé à WanSquare.
Des moteurs solides de performance
Tikehau Capital a continué à déployer du capital au cours du troisième trimestre, avec 1,1 milliard d’euros, soit près de 4 milliards d’euros depuis le début de l’année. Des déploiements portés principalement par les stratégies de crédit (600 millions d’euros, soit 52 % du total des déploiements). "Si l’on regarde nos grandes opérations de déploiement au troisième trimestre, il y a eu en dette privée (direct lending) le financement unitranche de 165 millions d’euros pour soutenir l’acquisition par Cinven de Domia Groupe, entreprise de soutien scolaire privé et de nettoyage à domicile en France. Par ailleurs, Tikehau Capital a recommencé à s’intéresser à l’immobilier grâce à de bonnes opportunités d’investissement comme, entre autres, l’opération Casino portant sur le rachat de 26 actifs pour plus de 200 millions d’euros. Une transaction illustrant notre capacité à aller chercher des opportunités off-market, grâce à notre réseau", illustre Henri Marcoux, insistant également sur l’accélération des stratégies de private equity et notamment dans le domaine de la transition énergétique, l’un des piliers de la stratégie d’investissement de Tikehau Capital. "Le trimestre a été marqué par la finalisation du deuxième investissement du deuxième millésime de la stratégie de décarbonation du groupe, qui a déployé environ 130 millions d’euros dans CEBAT, un fournisseur italien de services d’infrastructures, spécialisé dans l’installation de réseaux de services publics et les services de maintenance essentiels pour l’amélioration et la mise à niveau des réseaux électriques, hydrauliques et de télécommunications. Au total, sur le trimestre, ce sont 200 millions d’euros qui ont été déployés sur les stratégies de private equity, soit 17 % du total des déploiements ", précise-t-il.
Le private equity prend de plus en plus de poids
Un déploiement dynamique qui illustre la force du modèle du Tikehau Capital basé, rappelons-le, sur une diversification aussi bien géographique (75 % de la collecte repose sur des investisseurs internationaux au premier semestre, avec une forte poussée sur la Corée du Sud, Israël, et les États-Unis), que des classes d’actifs et permettant au groupe d’avoir un niveau soutenu de croissance. "Dans notre feuille de route à horizon 2026, nous annoncions une évolution progressive de notre mix avec une progression de nos métiers de crédit mais aussi une transformation de notre modèle vers plus de private equity. Nos encours dépassent aujourd’hui les 6 milliards d’euros ce qui est une véritable avancée depuis notre introduction en Bourse et un axe de développement stratégique importants à l’international", souligne Henri Marcoux.
À noter que le rythme des cessions est lui aussi resté actif, là encore dans un contexte de ralentissement global du marché. Les désinvestissements au sein des fonds de Tikehau Capital ont atteint 500 millions d’euros au troisième trimestre, soit 1,3 milliard d’euros au cours des 9 premiers mois de l’année. Dans la même logique que pour les déploiements, plus des deux tiers des désinvestissements du troisième trimestre ont concerné les stratégies de crédit. S’agissant du private equity, le troisième trimestre a été marqué par la finalisation de la cession à Safran de la participation de Tikehau Capital dans Preligens, société spécialisée dans l’intelligence artificielle pour l’aérospatial et la défense, tandis qu’en juillet dernier, le groupe avait annoncé être entré en négociations exclusives avec STS Metals, en vue de la cession de Brown Europe (tréfilage d’alliages à haute performance dans l’industrie aéronautique). "Ces opérations prouvent que nous sommes capables d’avancer dans des marchés atones et renforcent notre positon pour la collecte future de ces stratégies ", se félicite le directeur général adjoint.
La fin de l’année ne devrait pas décevoir
De quoi donner de la confiance à Tikehau Capital pour la fin de l’année. Le groupe a précisé ses perspectives, s’attendant désormais à une accélération de 10 % de sa collecte nette au quatrième trimestre par rapport à la même période l’année dernière, période au cours de laquelle elle était déjà à 1, 8 milliard d’euros. Par ailleurs, Tikehau Capital a également confirmé anticiper une accélération de la gestion de revenus et de résultat pour son activité de gestion d’actifs au second semestre 2024.
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