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Publications, Résultats
Claranova / Eric Gareau / Xavier Rojo

Claranova livre ses ambitions stratégiques pour 2027 / Après un exercice ponctué par l'amélioration de sa rentabilité et son désendettement

Fort d’une nouvelle gouvernance et d’une structure financière renforcée, le groupe s’est concentré sur son objectif de croissance rentable et de désendettement lors de son exercice 2023/2024. Le cap est donc mis sur la suite, puisqu’à l’occasion de sa publication annuelle, Claranova dévoile également sa nouvelle feuille de route à l’horizon 2027, "One Claranova". Au menu : évolution du portefeuille d’activités, utilisation de l’IA et des technologies pour gagner de nouveaux clients et développement de synergies.
Eric Gareau et Xavier Rojo (Crédit photo : Claranova – Michael Ayach).
Eric Gareau et Xavier Rojo (Crédit photo : Claranova – Michael Ayach).

Au printemps 2024, Claranova ouvrait un nouveau chapitre de gouvernance  tout en renforçant sa structure financière, afin de répondre aux diverses préoccupations de ses actionnaires. Le spécialiste de l’e-commerce, de l’édition de logiciels et de l’internet des objets l’assurait alors : place, désormais, au retour à des discussions opérationnelles et à la création de valeur. Claranova vient de publier les résultats de son exercice décalé 2023-2024 (clos à la fin du mois de juin). Et force est de constater que la progression de la rentabilité aura bien été mise à l’ordre du jour. Le résultat opérationnel courant (ROC) normalisé de l’entreprise s’est en effet apprécié de 41 % sur un an, à 46 millions d’euros, pour une marge correspondante établie à 9,3 % du chiffre d’affaires (soit une hausse de trois points). Retraitée de la division myDevices du groupe, s’apprêtant à être cédée dans le cadre de son nouveau plan stratégique à l’horizon 2027, "One Claranova", la marge grimpe à 9,7 %.

Il faut dire que les performances de myDevices sont effectivement en berne. Si son chiffre d’affaires ressort malgré tout en croissance sur douze mois, la division a marqué le pas au quatrième trimestre, en raison de certains retards de déploiement. Un ralentissement de l’activité ayant pesé sur le ROC normalisé de myDevices, qui a plongé en territoire négatif, à hauteur de 1,2 million d'euros, contre une situation à l’équilibre lors de l’exercice précédent. Mis à part cela, le reste des divisions de Claranova affiche une santé de fer. Avanquest, l’activité d’éditions de logiciels numériques, a vu son chiffre d’affaires s’apprécier de 14 % à 122 millions d'euros et sa marge opérationnelle grimper de 8 points, pour se fixer à 23 %. PlanetArt, dédiée au commerce électronique d’objets personnalisés, a quant à elle mis l'accent sur la profitabilité. Malgré un chiffre d'affaires en baisse de 3 %, à 365 millions d'euros, la division fait ressortir une progression de 28 % de son ROC normalisé, pour une marge opérationnelle de 5 % (contre 4 % un an auparavant). 

 

Dans les détails

 

"Avanquest s’inscrit dans la continuité de la progression de la rentabilité engagée, notamment grâce à notre modèle par abonnement. Du côté de PlanetArt, l’amélioration de la marge est aussi au rendez-vous. Les retours sur les investissements ont été maximisés, les coûts d’acquisition de clients optimisés. Plus généralement, l’intégration de l’intelligence artificielle et une meilleure diffusion de la technologie au sein de nos activités ont permis de soutenir nos marges", détaille à WanSquare Eric Gareau, le directeur général de Claranova. Tout ceci se sera également accompagné d’efforts sur les coûts de structures et d’une simplification de ces dernières.

"Nous avons aussi travaillé sur la réduction du coût de notre dette, les impacts des charges d’intérêt sont limités sur l’année mais se matérialiseront dans l’avenir", nous explique de son côté Xavier Rojo, le directeur financier du groupe. Une dette financière qui aura, par ailleurs, été réduite de 40 millions d’euros au fil de l’exercice après avoir été restructurée en avril dernier, pour atterrir à 139 millions d’euros. "Nous faisions face à un impératif. Il était essentiel de pouvoir restructurer notre dette OCEANE avant le mois d’août 2024, ce que nous avons pu faire dans de bonnes conditions. D’une maturité de 4 ans, cela nous offre du temps. Sur le même exercice nous avons pu utiliser nos capacités financières pour rembourser deux tranches importantes de notre dette", poursuit-il. De quoi accroître la flexibilité financière de l'entreprise, même si les charges liées à ces remboursements auront pesé sur le résultat net part du groupe, négatif comme lors de l'exercice précédent à hauteur de 11 millions d'euros. .

 

Pas dans tous les sens

 

Le chiffre d’affaires de Claranova, à 496 millions d’euros, est quant à lui ressorti plus ou moins stable en comparaison aux plus de 500 millions d’euros de revenus générés lors de l’exercice précédent. "L’objectif n’est pas de faire de la croissance à tout va. Le focus était simple, celui de la rentabilité. L’effet change a également joué en notre défaveur sur l’exercice, nous réalisons en effet 95 % de nos activités à l’international", souligne Xavier Rojo.

D’ici à 2027, dans le cadre du nouveau plan stratégique du groupe "One Claranova", l’objectif est en tout cas affiché : viser une croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires de 5 % à 8 %, pour un total de 575 à 625 millions d’euros. Du côté de la marge de ROC normalisé, le groupe s’attend à ce qu’elle se fixe dans une fourchette comprise entre 13 % et 15 %. Enfin, la dette financière nette sur ROC normalisé est attendue inférieure à une fois. Des cibles financières qui seront atteintes au travers des trois piliers de la nouvelle feuille de route. Soit l’évolution du portefeuille d’activités afin de créer un groupe plus intégré sur l’aspect opérationnel (ce qui inclura donc la cession de la division myDevices dans les prochains mois), une meilleure capitalisation sur l’IA et la data pour gagner et garder les clients et, enfin, le développement de synergies pour optimiser la performance.

 

Alignement

 

Des axes de déploiement finalement tous liés les uns aux autres, remarque Eric Gareau : "L’esprit de l’excellence opérationnelle en est un, où la mise en commun des actifs du groupe permet de partager les meilleures pratiques d’affaires, pour aller chercher des synergies. À ce titre, myDevices par exemple, est positionné sur un segment différent du reste de nos activités. Nous voulons focaliser le groupe sur un métier similaire, c’est un virage à 180 degrés. Nous avons eu l’habitude d’évoluer dans une perspective d’actifs individualisés, dans laquelle nous privilégions les équipes à se développer en autonomie. Nous ne souhaitons pas leur retirer cela, mais un groupe aux activités plus intégrées réfléchit à l’unisson. L’IA, par exemple, est une dynamique qui se déplace à vitesse éclair. Pour faire partie de cette course, mieux vaut la rejoindre au plus vite ensemble".

Une voix commune qui devrait aussi permettre au groupe de peser davantage en termes de gestion de coûts, sur le plan de la diffusion technologique dans l’entreprise, ou bien du côté de la négociation des prix. Une manière également d’accompagner les objectifs financiers, en termes de rentabilité, de croissance ou même de désendettement, dans la mesure où la cession de myDevices permettra notamment de venir renflouer davantage les caisses et que les synergies et l'amélioration des performances créées dans ce cadre devraient rapprocher le groupe de ses cibles. "Nous avons aussi, dans nos cartons, l’idée d’aller chercher l’ouverture de nouvelles zones géographiques. Nous avons rebâti nos canaux d’acquisition de clients, qui est un vecteur de croissance important. Nous sommes donc bien positionnés pour atteindre ces objectifs", assure Eric Gareau. "Nous sommes plutôt très confiants", corrobore Xavier Rojo.

 

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