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Patrick Folléa (Société Générale) : de la technique et du relationnel à la banque privée

Le directeur de la banque privée France est également directeur délégué de Société Générale Private Banking. Doté d'un CV international et animé par plusieurs passions, il aime et sait communiquer avec ses équipes et ses clients.
Patrick Folléa
Patrick Folléa

Patrick Folléa navigue aujourd’hui entre son bureau de Paris et celui qu’il occupe à la Défense. Le premier, au titre de directeur de la banque privée hexagonale, est situé dans les locaux historiques de Société Générale Private Banking France. Le second, niché dans la tour Alicante, accueille notre banquier en qualité de directeur délégué de SG PB. Derrière cet ancrage très français, se cache pourtant un CV international et un homme qui a plusieurs cordes à son arc -ou à sa "guitare" dit-il quand il parle de son style managérial. Ses différentes expériences professionnelles et passions, Patrick Folléa, 58 ans, s’en est nourri et les as imbriquées les unes avec les autres pour construire le banquier privé éclectique et animé qu’il est à ce jour.

Ses parents sont peut-être en partie responsables de l'appétence de Patrick Folléa pour la découverte d’autres cultures. Jeune, le métier de son père l’a amené du Vietnam aux Antilles en passant pour le Maroc, avant d’atterrir… chez les jésuites à Bordeaux. D’où le fait que Patrick Folléa ait débuté ses études à la fac et à l’IEP au bord de la Garonne, avant de rejoindre Paris où il a continué en droit mais où il s’est aussi penché sur la sociologie et la finance. Il y a trente-cinq ans, il a même rédigé une thèse sur un thème redevenu très actuel : les négociations de restructuration de dettes souveraines. C’est d’ailleurs ce qui le conduira à ses débuts vers un poste d’économiste à la BNP, avant qu’il n’intègre la voie royale qu’était l’inspection générale en 1990.

Puis, début 95, Patrick Folléa fait le choix de la banque privée, domaine alors encore très peu développé par les banques universelles françaises. Il obtient de réaliser l’un de ses rêves : partir travailler en Asie, d’abord en tant que responsable du Private Banking à Hong Kong, puis comme directeur général de BNP Asset Management Asie, avant de revenir à la banque privée au titre de responsable régional pour l'Asie en charge du développement. Cette région, qui est devenue "la madeleine de Proust" de ses trois enfants qui y ont grandi, l’a marqué à plus d’un titre. Il se souvient d’y avoir traversé la crise asiatique de 1997 à peine trois ans après y avoir pris place. Il se rappelle des larmes du Prince Charles lorsqu'il a laissé Hong Kong repartir dans les bras de la Chine ou encore de la pandémie de Sras, qui a transformé la ville en monde de science-fiction.

Puis, Patrick Folléa a pu satisfaire une autre de ses aspirations -nourrie cette fois-ci par ses goûts littéraires et artistiques : s’installer en Italie. Le contraste avec la Chine et même avec la France sera un défi constructif constant pour celui qui aime le management des équipes. "Dans la culture occidentale, on est totalement axés sur le but à atteindre. La culture chinoise s’intéresse davantage à l’idée de créer les conditions favorables qui permettront d’atteindre sans effort le but que l’on recherche", explique Patrick Folléa. Et d’ajouter : "Les Chinois savent aussi se donner du temps. J’ai appris que rien ne sert d’essayer de faire émerger quelque chose si ce n’est pas le bon moment". Côté italien, celui-ci a appris la langue d’Antonio Tabucchi. Il a constaté une manière de faire moins cartésienne mais non moins efficace. C’est lorsque le directeur BNP Paribas Banque Privée Italie a habité à Milan qu’il a utilisé l'une de ses "cordes" très utile sur le territoire : l’humour.

Car dans le fond, ce qui anime Patrick Folléa dans son métier, c’est le contact avec les gens. De rencontrer des clients, qui ont chacun leurs parcours et leurs propres histoires. A la Société Générale, établissement qu’il a intégré en 2007 d’abord en tant que directeur adjoint de la banque privée en France, il côtoie notamment de nombreux chefs d'entreprise. Avec eux, Patrick Folléa échange sur le technique mais aussi sur leurs centres d’intérêts. Le lien se crée parfois d’autant plus facilement que notre banquier aime des domaines qui peuvent leur parler. Il peint des toiles avec un penchant pour ce qui est "à la frontière de l’abstraction" et a même déjà exposé. Avec sa femme, ils ont racheté un domaine viticole qu'elle gère dans le Lubéron.

Patrick Folléa, qui a un faible pour les romans -"une fenêtre sur le monde"- et aimerait un jour en publier, est aussi investi dans la musique, en tant qu’administrateur de Mécénat musical. Il a également créé la fondation 29 Haussmann qui aiguille les clients philanthropes dans leurs démarches de dons. L’idée étant de "contribuer à placer l’entreprise dans la cité en créant un pont entre nos clients et le monde associatif". Il y a deux écueils que souhaite éviter Patrick Folléa : avoir l’air prétentieux et donner l’impression de traverser tout ça un peu comme un touriste. En réalité, il sait surtout se dégager du temps à bon escient, tout en étant impliqué à 100% dans son travail.

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