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Feuilleton de l'été / Stanislas Niox-Château / Doctolib

Feuilleton de l'été
Stanislas Niox-Château / Doctolib

Stanislas Niox-Château, roi de la e-santé

Ce diplômé d'HEC de 31 ans est le fondateur de Doctolib, leader européen des plateformes d'e-santé. Et le jeune chef d'entreprise, qui a racheté en juillet dernier son concurrent MonDocteur ne compte pas s'arrêter là.
Stanislas Niox-Château
Stanislas Niox-Château

A 31 ans seulement, Stanislas Niox-Château est le fondateur de l'une des plus belles réussites de l'écosystème des start-up françaises. En moins de cinq ans, son entreprise Doctolib, est parvenue à se hisser en tête des plateformes de e-santé en Europe, avec des équipes réparties partout en France, ainsi qu'en Allemagne.

A l'adolescence, c'est pourtant à une carrière de tennis man que le jeune homme se destinait, enchaînant les tournois et les compétitions jusqu'à devenir l'un des meilleurs de sa catégorie. Une grave blessure au dos l'oblige à changer de voie, et Stanislas Niox-Château, qui se décrit comme un "besogneux" opte alors pour une prépa commerciale, à Saint-Louis, qui lui permet d'intégrer HEC au bout de deux ans. 

A sa sortie d'école, il monte le fonds d'investissement Otium Capital avec le fondateur de Smartbox Pierre-Edouard Stérin et participe indirectement à la gestion de plusieurs start-up dans lesquelles le fonds est investi, dont le site de réservation de restaurants La Fourchette ou encore celui de prise de rendez-vous de soins beauté Balinea. 

En 2013, celui qui n'a encore que 27 ans décide de lancer sa propre aventure entrepreneuriale. Se rappelant la difficulté à prendre un rendez-vous médical après son accident sportif, Stanislas Niox-Château choisit de lancer une plateforme de services gérant la prise de rendez-vous des patients mais également tout le secrétariat des médecins, bien souvent débordés par les tâches administratives. Une solution gagnante pour le patient, qui n'a désormais plus besoin de passer un coup de téléphone pour trouver un créneau médical mais aussi et surtout pour les professionnels de santé, dont les rendez-vous non honorés chutent drastiquement grâce à la plateforme. 

L'idée est bonne et l'entreprise croît rapidement : après quatre ans d'existence la plateforme a séduit 45.000 professionnels, 1.000 établissements de santé et attire quelque 16 millions de visiteurs par mois. Modeste, le jeune homme se souvient pourtant des premiers mois de son entreprise, alors composée d'une petite équipe de dix personnes, "errant à Paris pour essayer désespérément de parler avec les médecins pour leur présenter le concept" ! Selon lui, c'est pourtant bien ces centaines, puis milliers de visites aux patriciens qui ont permis à son idée de décoller. "Le plus dur pour nous c'est que la santé est un monde fragmenté, où chaque praticien travaille en sillo et où il y a en plus une inertie réglementaire et des pouvoirs publics. La somme de tout cela fait que la technologie ne sert à rien, seul l'usage compte", expliquait le jeune homme lors de la conférence West Web Valley l'an dernier.

La plateforme, qui compte embaucher 1.000 personnes d'ici les deux prochaines années, a encore de belles marges de progression : "Il y a 1,5 milliard de prises de rendez-vous auprès de professionnels de la santé en France, c'est dix fois plus que la réservation d'hôtels". Le fondateur a en tous cas déjà remporté quelques beaux trophées : après avoir gagné l'appel d'offres de l'AP-HP pour la prise de rendez-vous, il a surtout racheté son principal concurrent MonDocteur en juillet dernier auprès du groupe Lagardère. Un très beau coup pour Stanislas Niox-Château pourtant arrivé plus tard que son ex-rival sur le marché. "Avec l’aide des équipes de MonDocteur, j’ai hâte de poursuivre l’aventure que nous avons lancée il y a cinq ans, dans les cabinets d’un chirurgien-dentiste et d’un médecin généraliste à Boulogne-Billancourt, en région parisienne. Nous ne sommes qu’au tout début j’en suis sûr", conclut le jeune homme. 

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