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La SocGen provisionne 1,2 milliard d’euros pour violation d’embargos américains
Hier soir la Société Générale a annoncé dans un communiqué être entrée "dans une phase de discussions plus actives" avec les autorités américaines. La banque française est accusée d’avoir réalisé des opérations avec des pays faisant l’objet de sanctions américaines. La banque n'a toutefois pas précisé les pays impliqués dans les transactions.
A ce titre, la SocGen a annoncé avoir provisionné 1,2 milliard d’euros pour régler son litige avec Washington. "A ce stade, Société Générale s'attend à ce que le montant des amendes dans le dossier sanctions américaines soit presque intégralement couvert par la provision pour risques allouée à ce dossier", a-t-elle déclaré. Ce différend pourrait bien lui coûter près de la totalité de ses provisions pour litiges qui étaient de 1,43 milliard d’euros à la fin juin.
Car la banque de la Défense avait déjà soldé deux autres affaires au début du mois de juin, d’abord celle des soupçons de corruption en Libye, ensuite celle de manipulation du taux interbancaire Libor entre 2005 et 2012. Dans le dossier libyen – où elle a plaidé coupable – la banque a versé 292,8 millions de dollars à la justice américaine et 250,15 millions d’euros au Trésor public français. Quant au dossier Libor, la SocGen avait versé 275 millions de dollars au ministère de la Justice américain et 475 millions de dollars à la CFTC. L'un de ses directeurs généraux délégués Didier Valet – qui chapeautait alors les activités de marchés – avait démissionné sous la pression de la justice américaine, afin de ne pas payer une amende supérieure.
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