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Le nouveau président de Barclays vient de chez Rothschild
Nigel Higgins va prendre en mai prochain la présidence de Barclays. L'établissement britannique a annoncé aujourd'hui que l'actuel homme en haut de la pyramide, John McFarlane, prendrait sa retraite au printemps. Cette nomination, qui doit être actée par l'assemblée générale, doit également être validée par les autorités nationales compétentes (la FCA et la PRA). En attendant, dès mars, Nigel Higgins - actuellement vice-président de la banque Rothschild & Co - deviendra déjà administrateur du groupe.
John McFarlane est président depuis 2015. Il est remplacé par un homme qui a passé 36 ans chez Rothschild. "Nous avons estimé que Nigel Higgins était le candidat idéal. C'est un banquier très respecté, qui réfléchit à la stratégie, quelqu'un avec une grande expérience internationale", a expliqué Crawford Gillies, administrateur de Barclays qui a chapeauté la recherche du successeur de John McFarlane pendant six mois.
Nigel Higgins, 58 ans, vit à Londres. Ce diplômé d'Oxford a déroulé toute sa carrière chez Rothschild depuis 1982. Il y a notamment été responsable de la banque d'investissement UK, coresponsable de la banque d'investissement européenne. Nigel Higgins a également été coresponsable de la banque d'investissement au niveau mondial, avant de devenir codirecteur général de Rothschild en 2010, aux côtés d'Olivier Pécoux.
Barclays précise que son nouveau rôle d'administrateur chez Barclays sera rémunéré 80.000 livres par an. Lorsqu'il deviendra président, il percevra une rémunération annuelle forfaitaire au même taux que le président actuel (qui a perçu 800.000 livres en 2017). Ces honoraires feront l'objet d'un examen périodique conformément à la politique de rémunération de la société. À noter que 100.000 livres par an devront être utilisées pour acquérir des actions Barclays.
Cette nomination arrive à un moment charnière pour Barclays. Comme de nombreux établissements financiers britanniques, le groupe se prépare au Brexit. Par ailleurs, l'investisseur activiste Sherborne est entré à son capital en mars dernier. Or ce dernier appelle Barclays à une réorganisation et à réduire ses activités de BFI.
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