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Brexit : Barclays crée 150 postes de plus en Europe
Les banques britanniques continuent d'assurer la transition de leur business post-Brexit, quelle que soit l'issue des discussions avec Bruxelles. Un représentant de Barclays a ainsi affirmé devant le Comité du trésor anglais que son institution comptait embaucher 150 personnes supplémentaires en Europe, en plus des 150 employés britanniques qui devraient quitter le siège londonien pour rejoindre Dublin. La banque a en effet choisi la capitale irlandaise comme nouveau centre de ses activités européennes post-Brexit.
Kevin Wall, CEO de Barclays Irlande, a cependant tenté de temporiser l'annonce, lors de son audition devant le Trésor, déclarant qu'au regard des dizaines de millions d'employés en Grande-Bretagne, ces créations de postes n'étaient qu'une goutte d'eau. Pour l'instant, peu de banques ou institutions ont élu Dublin comme nouveau centre européen : mis à part Barclays, l'assureur de Lloyds of London Beazley a décidé de s'installer à Dublin et le géant américain de l'asset management Legg Mason envisagerait également de créer une société de gestion dans la capitale irlandaise, où il gère déjà des fonds actions et obligataires depuis le Royaume-Uni.
En février dernier, un article paru dans The Irish Times déplorait que Dublin ait si peu bénéficié des relocalisations de banques ou assurances dans le cadre de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Alors que la capitale possède l'avantage d'être sur le même fuseau horaire que Londres, et de disposer de liens culturels forts avec le pays. Selon les chiffres de la banque centrale irlandaise cités par le quotidien, 19 mois après le déclenchement de l'article 50, aucune nouvelle banque ou assureur n'avait obtenu d'agrément.
Paris, Francfort et Luxembourg en revanche ont récupéré une grande partie du gâteau lié au Brexit et continuent de courtiser les banques britanniques qui n'auraient pas encore décidé du lieu de leur future réimplantation. Une chose est certaine, les banques préfèrent envisager le pire pour les négociations afin de ne pas être prises au dépourvu au moment de la sortie. Même si elles comptent toujours sur la période de transition négociée entre Bruxelles et la Grande-Bretagne dans le compromis de décembre 2017, et qui leur donnerait 21 mois supplémentaires pour se préparer. JP Morgan, Citigroup et Barclays ont en tout cas déclaré qu'elles s'attendaient à une sortie sans accord et qu'elles avaient prévu des business plans fondés sur ce scénario du pire.
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