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Schneider Electric ou l’excellence industrielle française

Le groupe dirigé par Jean-Pascal Tricoire affiche des performances historiques en 2018, avec un résultat net en hausse de 8,6 % notamment grâce au dynamisme de l’Asie. Le spécialiste de la gestion de l’énergie et des automatismes industriels se permet même d’annoncer des objectifs de marge à trois ans.
Jean-Pascal Tricoire - Schneider Electric
Jean-Pascal Tricoire - Schneider Electric

Dix-huit ans après leur fusion avortée, Schneider Electric et Legrand ont tous les deux démontré la puissance de leur modèle industriel ce jeudi, lors de la présentation de leurs résultats annuels, puisqu’ils affichent les plus fortes hausses du CAC 40. Du côté de Schneider Electric, l’année 2018 a été celle de performances record, puisque le groupe spécialiste de la gestion de l’énergie et des automatismes industriels a publié un chiffre d’affaires en hausse de 6,6 % en organique à 25,7 milliards d’euros, soit presque deux fois plus qu’en 2017. La croissance est surtout impressionnante en Asie (+15 %) et en particulier en Chine (+15 %), alors que le patron s’est installé à Hong Kong depuis sept ans pour développer cette région. A cet égard, le PDG Jean-Pascale Tricoire ne semble pas s’inquiéter du ralentissement chinois : "En Chine, l’économie reste robuste dans la construction et la technologie", a-t-il déclaré dans une interview à Ecorama.

Dans le détail, l’activité de gestion de l’énergie, qui représente encore 75 % des revenus, est portée par sa principale division de basse tension, en hausse de 7,6 % sur l’année. Tandis que les automatismes industriels ont ralenti en deuxième partie d’année, en croissance de 3,4 % en 2018 contre 10 % au premier semestre. Pour le patron, la croissance vient de ses partenaires intégrateurs, de son activité de services (12 % du chiffre d’affaires, en hausse de 9 %), mais aussi et surtout du digital. "Nous avons commencé la digitalisation du groupe, l’Internet des objets et les objets connectés, il y a 20 ans maintenant et cette partie représente 45 % de notre chiffre d’affaires et est en forte croissance", fait valoir Jean-Pascal Tricoire.

Les bonnes performances se poursuivent sur le reste du compte de résultat puisque l’Ebita ajusté progresse de 10,3 % en organique à 3,9 milliards d’euros, soit une marge opérationnelle de 15,1 % (+50 points de base). Et le résultat net ressort en hausse de 8,6 % à 2,33 milliards d’euros, ce qui permet au groupe non seulement de relever de 7 % son dividende à 2,35 euros par action, mais aussi d’annoncer un nouveau programme de rachats d’actions de 1,5 à 2 milliards d’euros sur trois ans.

Enfin, dernier coup d’éclat : Schneider Electric affiche des objectifs ambitieux pour 2019, avec un Ebita en augmentation de 4 à 7 % (soit une hausse de 20 à 50 points de base) et un chiffre d’affaires en croissance organique de 3 à 5 %, même si la base comparable sera très élevée. Mais ce n’est pas tout : en plein environnement macro incertain et alors que nombre de mastodontes industriels montrent les plus grandes réserves, Schneider Electric n’a pas peur de fixer des ambitions pour 2021. Le groupe projette ainsi une croissance organique de 3 à 6 % de ses revenus en moyenne, et une marge d’Ebita ajustée en hausse de 200 points de base.

Ces performances record n’ont pas échappé au marché, le titre ayant gagné près de 4 % jeudi. Et ces belles perspectives devraient encore porter le cours, en baisse de près de 14 % depuis mai dernier malgré des résultats de très bonne facture. Presque 13 ans après son arrivée à la tête de Schneider Electric, Jean-Pascal Tricoire confirme qu’il est un patron industriel d’exception.

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