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Schneider s’engage pour « un green deal » européen

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exclusif Schneider s’engage pour « un green deal » européen

EXCLUSIF. À l’occasion d’une lettre ouverte de la CEO Initiative for Europe's Recovery, Reform and Resilience à la Commission européenne, au Conseil européen et au Parlement européen, Jean-Pascal Tricoire et une dizaine d’autres industriels européens affirment vouloir collaborer à la relance pour une Europe plus résistante, plus prospère et plus durable.
Jean-Pascal Tricoire - Schneider Electric
Jean-Pascal Tricoire - Schneider Electric

Selon les informations de WanSquare, la CEO Initiative for Europe's Recovery, Reform and Resilience, représentant une dizaine de multinationales de différents secteurs qui emploient au total 1,7 million de personnes et génèrent plus de 600 milliards d'euros de chiffre d’affaires, et dont Schneider est le seul représentant français, viennent d’adresser une lettre ouverte à tous les dirigeants européens concernant un "green deal" à mettre en œuvre à l’occasion de la nécessaire relance économique européenne. En voici quelques extraits en exclusivité.

"Alors que l'Europe est confrontée à un défi sans précédent à la suite de la pandémie du Covid-19, nous sommes prêts à soutenir fermement la "Next Generation EU" de la Commission européenne pour lancer le "green deal européen" à court terme, mais aussi afin de préparer la transformation à plus long terme pour construire une Europe résiliente, numérisée, prospère et durable pour les générations futures."

Cela consisterait primo à donner la priorité aux mesures qui ont des effets positifs immédiats sur l'emploi, contribuent au développement durable et sont conformes aux objectifs environnementaux de l'Union européenne et au Green Deal pour 2030 et 2050. Secundo à supprimer les obstacles existants aux investissements du secteur privé dans les projets à faible intensité de carbone et à émissions nulles, aux énergies renouvelables, et à l’efficacité énergétique ainsi qu’à l’économie circulaire. Tertio : à encourager les réformes fiscales et à mettre en place un système global de tarification du carbone, comme élément central d'un futur système, en envoyant un signal de prix efficace au marché, tout en assurant une transition socialement juste pour les citoyens européens. Quarto : à stimuler la demande de solutions durables, innovantes et numériques, notamment en utilisant les marchés publics et les investissements, et en augmentant la normalisation. Quinto : à adopter les technologies numériques et le financement durable en tant que facteur de transition vers une économie zéro carbone et circulaire. Sexto : à promouvoir la transparence sur la durabilité des initiatives de l'Union Européenne.

Partant de là, les signataires de cette lettre ouverte déclarent être "prêts à apporter leur contribution pour atteindre les objectifs du Green Deal européen. Conformément à nos modèles commerciaux, à notre expérience et à nos engagements, nous avons identifié les éléments suivants rendus possibles par la numérisation, où nous serions heureux de contribuer par des propositions constructives afin d'en faire un succès : 1) Tarification du carbone ; 2) Innovations à faible teneur en carbone et à émission zéro ; 3) L'économie circulaire ; 4) Le financement durable. Pour ces domaines d'action, nous élaborerons des recommandations spécifiques qui permettront d'établir un dossier commercial pour la contribution de nos entreprises à la décarbonisation, à la croissance durable et à la création d’emplois.

"Nous pensons que le Green Deal doit être basé sur un cadre de politique industrielle intelligente qui entraîne un changement structurel et s'accompagne de conditions favorables à une transformation industrielle. En ce qui concerne les deux principes fondamentaux ci-dessus, nous suggérons des réformes fiscales et un système global de tarification du carbone."

Cette lettre ouverte montre la détermination de cette dizaine de grands groupes industriels et de leurs dirigeants, dont Jean-Pascal Tricoire. Au-delà des mots de durabilité et de "green deal" on y voit des préconisations très précises et un plan d’action rigoureux qui n’ont pas grand-chose à voir avec le bavardage habituel sur ces sujets. Il ne reste plus qu’à savoir quel accueil les hiérarques bruxellois vont réserver à cette forte initiative.

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