WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
pertes difficile année 2018 Thomas Buberl AXA XL feu de foret ouragan impacts

Publications, Résultats / AXA

Publications, Résultats
AXA

AXA : un bénéfice net presque divisé par trois

Ce dernier est tombé à 2,1 milliards d'euros. Des éléments exceptionnels ainsi que l'arrimage d'AXA XL expliquent en grande partie cette baisse.
Thomas Buberl
Thomas Buberl

"Je vous avais dit que l'année 2017 serait l'année des choix structurants. 2018 a été l'année de l'action", a indiqué ce matin Thomas Buberl, directeur général d'AXA à l'occasion de la présentation des résultats annuels. Le dirigeant a fait référence à sa volonté de réduire la dépendance du groupe au risque de marché et celle de se recentrer sur des métiers jugés plus porteurs comme l'assurance-dommages des entreprises, la santé et la prévoyance. La transformation n'a pas été sans douleur puisque l'assureur a dégagé un bénéfice net presque divisé par trois. Ce dernier est passé de 6,2 milliards d'euros en 2017 à 2,1 milliards d'euros en 2018.

Deux facteurs principaux expliquent cette dégradation. Il y a d'un côté les charges exceptionnelles : deux opérations se sont traduites par une charge comptable de près de 3,5 milliards d'euros. Il s'agit de l'introduction en bourse (à un prix bien inférieur à ce qui était prévu) en mai de la filiale américaine AXA Equitable Holdings. La réorganisation des activités d'assurance-vie en Suisse a également pesé, mais dans une moindre mesure.

De l'autre côté, le groupe a passé pour plus de 300 millions d'euros de charges d'intégration et de restructuration. C'est l'acquisition de l'assureur et réassureur bermudien XL, pour la somme astronomique de 12 milliards d'euros, et son intégration, qui a été lourde pour AXA. La question du prix n'a pas manqué d'être posée au patron du groupe. Ce dernier a indiqué que le débours correspondait à 15 fois le résultat. Il estime que la diversification permise par cette opération, les synergies et réductions de coûts ainsi que le business commun à l'avenir "justifient très bien le prix qu'on a payé".

XL a également connu des difficultés, avec une forte exposition aux catastrophes naturelles. Aux États-Unis, l'entité a souffert de l'ouragan Michael en Floride et des feux de forêt en Californie. Thomas Buberl a indiqué que ces phénomènes étaient "anormalement élevés". Ils ont provoqué une perte de 230 millions d'euros et fait grimper le "ratio combiné" (plus cet indicateur est bas, plus la société est rentable) de l'activité dommages. À titre de comparaison, le quatrième trimestre a représenté l'équivalent d'une année "normale" de sinistres liés aux catastrophes naturelles. Mais celles-ci vont-elles être moindres à l'avenir ? Thomas Buberl a en tout cas indiqué que les prix ont été relevés dès janvier 2018 et que les renouvellements étaient satisfaisants.

In fine, si le poids de ces opérations était attendu, la baisse du résultat est un peu plus marquée que prévu. Le consensus d'analystes compilé par Bloomberg tablait sur un bénéfice net à 2,3 milliards. Malgré ces déboires, le résultat opérationnel a progressé l'an passé de 3 % à 6,2 milliards d'euros (6 % hors effets de change). Le chiffre d'affaires est quant à lui ressorti à 102,9 milliards d'euros, en amélioration de 4 %, "tous les marchés ayant contribué à cette croissance".

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article