Publications, Résultats / Amundi / Publication des résultats / Gestion d'actifs / Commerzbank / Deutsche Bank / M&A
Publications, Résultats
Amundi / Publication des résultats / Gestion d'actifs / Commerzbank / Deutsche Bank / M&A
Amundi continue à faire le dos rond
Incertitudes sur l’orientation des banques centrales, tensions commerciales avec la Chine et les États-Unis, imbroglio sur le Brexit… Les sources d’inquiétude étaient nombreuses en ce début d’année 2019, et Amundi a réussi à manœuvrer pour maintenir ses comptes au premier trimestre. Le leader européen de la gestion d’actifs a ainsi publié un résultat net comptable en hausse de 6,4 % et de 3,2 % en ajusté, à 247 millions d’euros. S’il a subi une décollecte nette de 6,9 milliards d’euros sur le trimestre en raison notamment de la sortie de 9 milliards d’euros sur les produits de trésorerie, cela ne l’a pas empêché de maintenir les revenus de ses commissions de gestion, en hausse de 0,9 %. Signe de cette gestion sans faille : le coefficient d’exploitation, métrique important dans la gestion d’actifs, est resté stable sur un an et a encore reculé de 1,6 point par rapport à fin 2018.
"Le contexte de hausse des marchés et des taux a été favorable aux encours, mais l’aversion au risque a pesé sur la collecte. Malgré cela, nos résultats sont en ligne avec notre plan de marche 2020", a affirmé Yves Perrier, directeur général du groupe. Amundi a ainsi récolté 8,4 milliards d’euros en actifs moyen-long terme, c’est-à-dire ce qui ne relève pas de la trésorerie, et a notamment innové sur le smart-beta et les actifs réels pour trouver les relais de développement de demain, a assuré le dirigeant. Si bien que les encours ont encore progressé de 3,6 % sur trois mois, à 1.476 milliards d’euros. Sans compter que grâce au succès de l’intégration de Pioneer, les synergies ont permis de dégager des moyens pour réinvestir sous forme de nouveaux recrutements.
Dans cet environnement plus difficile, Amundi a réussi à confirmer son objectif 2020 d’un résultat net ajusté à 1 milliard d’euros, seul engagement ferme qu’il a pris, rappelle le DG. Il est également en bonne voie pour garder un coefficient d’exploitation inférieur à 53 % et devrait enregistrer une collecte nette proche de 150 milliards d’euros entre 2018 et 2020, même s’il ne parvient pas tout à fait à ce chiffre.
La véritable question aujourd’hui reste celle de son intérêt pour DWS, la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank alors que Deutsche Bank et Commerzbank ont annoncé renoncer à leur fusion jeudi. À cette question, Yves Perrier s’est refusé à indiquer s’il comptait tout de même faire une offre, arguant que nul ne savait si la banque allemande souhaitait vendre cet actif ou non, et que le groupe favorisait en tout état de cause la croissance organique de son groupe. Une chose est sûre : en cas de process de vente, les candidats seront nombreux puisque les noms d’Allianz et UBS sont également cités, chacun voulant prendre la tête dans la course à la consolidation de la gestion d’actifs européenne.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

