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Deutsche Bank / Commerzbank

Deutsche Bank / Commerzbank : les discussions reprennent

Les deux prêteurs, qui avaient déjà flirté en 2016, ont préféré se concentrer sur des restructurations. De nouvelles rumeurs circulent au sujet d’un mariage, hautement souhaité par le gouvernement allemand.
Berlin - Allemagne
Berlin - Allemagne

Les dirigeants de la Deutsche Bank auraient fait un premier pas en faveur d’une fusion avec la Commerzbank dans la deuxième moitié du mois de février, un mariage que défend le gouvernement allemand dont le souhait est de voir se créer un géant bancaire national.

Le soutien de l’État est indispensable pour les investisseurs réfractaires puisque les analystes estiment que les deux banques devraient supprimer 30.000 à 40.000 emplois pour que la fusion soit économiquement viable. Le cours des actions de Deutsche Bank et de Commerzbank a respectivement chuté de 38 % et 43 % en un an bien qu’ils affichent une légère remontée après que l’information a fuité ce week-end.

Depuis trois ans, la première subit des déclassements de notation, échoue aux stress tests et est empêtrée dans des scandales de blanchiment. Quant à Commerzbank, elle est toujours partiellement détenue par le gouvernement après un plan de sauvetage - à hauteur de 15 %. Au-delà des coupes risquées dans les effectifs, une fusion entraînerait un trou de plusieurs milliards d’euros du fait de la réévaluation d’actifs - tels que les obligations d’État - à un prix de marché bien inférieur à celui qui est enregistré dans les comptes. Le 27 février dernier, Moody’s écrivait qu’une reprise pourrait entraîner un “ajustement à la baisse de la valeur d’une partie des actifs de la Commerzbank”.

D’un autre côté, si les dirigeants restent les bras croisés les effectifs pourraient aussi baisser pour éponger les pertes financières consécutives à des performances médiocres prolongées. Le projet de fusion est également un moyen de protéger Commerzbank contre l’emprise d’un rival étranger au moment où l’Europe réfléchit à la création d’un fonds pour protéger les industries stratégiques face à la concurrence étrangère, après la forte déception qui a suivi l'échec de l’alliance Alstom - Siemens.

Les partisans d’une fusion affirment qu’un rapprochement pourrait créer une entité d’une valeur de plus de 24 milliards d’euros, soit 20 % du marché national de la banque de détail. Le journal allemand Welt am Sonntag a déclaré que le gouvernement prévoit une décision sur la fusion dans les semaines à venir.

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