Fintech / Truffle Capital / FinTech / nomination / Start-up
Fintech
Truffle Capital / FinTech / nomination / Start-up
Nicolas de Labarre va piloter la nouvelle pépite de Truffle Capital
Nicolas de Labarre vient d'être nommé directeur général de Smile&Pay. En trois ans et demi, cette solution d'encaissement, développée notamment par le spécialiste de la monétique Marc Le Mouel au sein de Truffle Capital, vise le break even à la fin de l'année et se lance dans une nouvelle phase de développement. Son idée, offrir aux associations et aux très petites entreprises : taxis, artisans, saisonniers, vendeurs sur les marchés, micro-entrepreneurs ou créateurs d'entreprise, etc. - soit près de deux millions de cibles potentielles -, la possibilité d'accepter facilement les transactions par carte bleue.
Alors que les banques traditionnelles proposent à leurs clients des services de terminaux de paiement à des tarifs très divers et pour lesquels il faut s'engager parfois pour des années, Smile&Pay mise sur la simplicité. La souscription en ligne ne prend que quelques minutes, le client achète un boîtier (79 euros) qui fonctionne en wifi et/ou en 3G selon les modèles et qui est livré en 48 heures, puis paie une commission sur chaque transaction (de 2 % à 1,2 %), sans engagement. Les encaissements sont mis à jour en temps réel sur l'application associée au service et virés sur le compte bancaire du professionnel en deux jours. Près de 10.000 d'entre eux ont déjà été séduits, rien que par le bouche à oreille.
"Le secteur bancaire est en pleine disruption et nous sommes convaincus que cela ouvre des opportunités massives pour les dix prochaines années", a indiqué Bernard-Louis Roques, cofondateur et directeur général de Truffle Capital à WanSquare. "Smile&Pay veut démocratiser l'accès aux outils de paiement. Nous avons testé le produit et l'appétit du marché. La nouvelle étape est de l'industrialiser".
Pour cela, Truffle Capital a décidé de faire confiance à Nicolas de Labarre. À 36 ans, le nouveau directeur général semble jeune, mais il est le plus vieux de son équipe de 17 collaborateurs, installée à la Défense, et capitalise sur ses 13 ans d'expérience dans des grands groupes bancaires. "Mais sans être banquier", précise-t-il. C'est vrai que Nicolas de Labarre a plutôt un profil tech. En 2006, il a travaillé à la création du technolab du Crédit Agricole (aujourd'hui Le village by CA), un accélérateur de start-up. Quatre ans après, il œuvrait au lancement de la banque en ligne BforBank, filiale du Crédit Agricole. Il a bifurqué ensuite pour intégrer la branche Payment services du Crédit Agricole en 2014, avant de rejoindre Paylib, autre filiale de la banque, puis d'être recruté pour diriger Smile&Pay.
Ce fils d'entrepreneur - son père Emmanuel de Labarre a été directeur de Procos (la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé) et cofondateur des cabinets de conseil en urbanisme Bérénice et Eurelia - aime les challenges et la compétition. Passionné de tennis et de basket (un sport qu'il a pratiqué pendant 25 ans), ce diplômé de marketing et stratégie de l'université Paris-Dauphine compte bien jouer des coudes et imposer la jeune société dans le paysage des fintech françaises. "Smile&Pay est la seule solution française indépendante à proposer ce service d'encaissement mobile. Nous répondons à un vrai besoin alternatif et sécurisé", explique Nicolas de Labarre qui veut s'inscrire dans les traces du compte Nickel (qui a séduit un million de clients en moins de cinq ans). Il pourra d'ailleurs s'inspirer des conseils de l'un des cofondateurs de Nickel, Hugues Le Bret, qui a intégré le conseil d'administration de Smile&Pay.
"Smile&Pay n'est pas réellement un concurrent des banques", tient à spécifier Nicolas de Labarre qui ne veut pas se fâcher avec ses anciens collègues… "Nous offrons surtout une alternative lorsque, pour des raisons diverses, les banques n'ont pas de solutions à proposer à de petits commerçants et face à une concurrence étrangère, nous défendons un savoir faire français".
Pour les prochains mois, sa feuille de route est bien remplie : convaincre American Express et les cartes tickets restaurants de rejoindre sa solution, ajuster l'offre tarifaire pour être plus attractifs auprès de ceux qui font de gros volumes, refonder le site web, et préparer une levée de fonds pour 2020 en vue de s'étendre en France et à terme, séduire l'Europe et pourquoi pas l'Afrique du nord.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

