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Private Equity / sécurité / Start-up / défense / armées / CIA

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exclusif Le fonds de la CIA vise nos start-ups

EXCLUSIF. Le fonds d’investissement In-Q-Tel vient d’annoncer avoir ouvert un nouveau bureau à Londres. Le but est clairement de repérer des start-ups travaillant dans le domaine de la sécurité. Ce qui inquiète au plus haut point les pouvoirs publics français.
CIA
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C’est officiel le fonds In-Q-Tel, créé, dirigé et animé par des personnalités issues de la CIA vient d’ouvrir un bureau à Londres. Et il ne se cache pas derrière son petit doigt, puisque le but de ce développement est de mieux contribuer à la sécurité nationale des États-Unis et de leurs alliés. Avant d’ajouter : "Notre principale force réside dans notre capacité de cerner les nouvelles technologies commerciales et d'y donner accès au nom de nos partenaires gouvernementaux dans les milieux du renseignement et de la sécurité nationale."

Relancée par la CIA après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, la société d'investissement In-Q-Tel - souvent appelée IQT -, "à but non lucratif", a notamment donné naissance à Google Earth et à l'expert du Big Data Palantir (du nom d'une pierre magique en forme de boule de cristal qui permet à son détenteur de voir à travers l'espace et le temps et de dialoguer avec un autre utilisateur). C'est ce dernier qui a permis aux agences du renseignement américaines de faire tomber Ben Laden et qui fournit régulièrement ses services aux grandes banques de Wall Street pour l'analyse de leurs données.

In-Q-Tel investit ainsi en moyenne chaque année 120 millions de dollars, selon des estimations, ce qui laisse entrevoir les capacités investies par les États-Unis dans les nouvelles technologies de défense. Aujourd'hui plus de 200 start-ups, allant de la détection chimique à la cybersécurité, aux technologies optiques et imageries, et à l'intelligence artificielle, ont ouvert leur capital à In-Q-Tel.

Parmi elles, on, note Kensho (qui permet de répondre à plus de 65 millions de combinaisons de questions), Algorithmia (plate-forme partagée d'algorithmes), Geosemble (intelligence géospatiale), Brainspace (machine learning visant à accélérer l'apprentissage humain), Cylance (cybersécurité) ou CyPhy Works (drones de surveillance). Et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg puisque sur les plus de 320 start-ups financées depuis la création d'In-Q-Tel, une partie non négligeable n'est pas officielle.

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