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Safran se place sur un chemin encourageant
Les restrictions de déplacement pour lutter contre la pandémie ont durement affecté le transport aérien et, par voie de conséquence, toute la filière aéronautique ; mais Safran veut montrer qu’il s’agit d’un épiphénomène sur sa feuille de route.
A l’occasion de sa journée consacrée aux investisseurs jeudi, l’équipementier et motoriste a confié des objectifs particulièrement ambitieux. Il prévoit par exemple une augmentation d’environ 5 points de pourcentage de sa marge opérationnelle courante entre 2021 et 2025, pour se situer entre 16% et 18%, fruit d’une accélération de la progression au cours des deux dernières années. L’objectif présente une légère augmentation par rapport à son niveau déjà enviable de 2019, avant que la crise sanitaire ne gèle l’activité : la marge atteignait 15,5% à l’époque. Le pôle le plus générateur de marge sera la Propulsion (plus de 20%), nettement devant les Equipements et la Défense (environ 15%) et les Intérieurs d’avion (plus de 10%).
Grâce à un doublement de l’Ebitda et à un taux de conversion du résultat opérationnel courant en flux de trésorerie disponible d’environ 70%, Safran s’attend à générer 10 milliards d’euros de flux entre 2021 et 2025.
Signe d’une tendance qui affecte l’ensemble des économies développées, Safran identifie le potentiel le plus important dans les services à l’industrie. Dans l’aéronautique, la formation, la maintenance et le retrofit sont depuis longtemps un pourvoyeur essentiel de contrats à long terme et rémunérateurs.
Le groupe estime ainsi que les services dans toutes ses divisions alimenteront la croissance espérée de la marge opérationnelle, tandis que le chiffre d’affaires (attendu en hausse de plus de 10% par an à périmètre et change constants) sera particulièrement soutenu par les services pour moteurs civils (dont le revenu devrait grossir de 15% par an selon le groupe). "Une flotte jeune et en service de moteurs CFM (CFM56 et LEAP) constitue un atout majeur pour le chiffre d’affaires pour le chiffre d’affaires futur des activités de services", illustre Safran.
La promesse est donc encourageante et elle a été plutôt perçue comme telle par les analystes et les investisseurs. Le titre s’adjugeait s’est adjugé jusqu’à 1,7% ce matin et baissait de 0,1% vers 15h30, dans un CAC40 en recul de 1,6% au même moment. Safran ne s’est pas non plus montré inquiet concernant le variant Omicron du coronavirus et a annoncé un taux de distribution de 40% de ses bénéfices aux actionnaires au titre de l’exercice 2022 – un taux qui pourrait être révisé en hausse pour les années suivantes. Son directeur général Olivier Andriès s’est déclaré confiant dans la reprise du trafic aérien à moyen terme grâce aux campagnes de vaccination.
La crédibilité des espoirs de Safran en termes de marge est soutenue par le fait que le programme du moteur LEAP de CFM International (son joint-venture avec General Electric) aura atteint son point mort de marge brute et que le groupe devrait récolter le fruit des 500 millions d’euros d’économies réalisées pendant la crise sanitaire. Safran a également la possibilité de profiter de la croissance des marchés aériens nationaux et intracontinentaux grâce à son exposition aux appareils monocouloir, qui représente dans l’ensemble environ 80%.
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