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Deutsche Bank France a doublé ses parts de marché !
Christian Sewing s'est donné pour mission une transformation accélérée pour redresser l'ancien fleuron bancaire allemand Deutsche Bank dont il est aux commandes. Au milieu de l'été, ce qu'il avait promis à ses actionnaires mécontents est devenu réalité en annonçant supprimer 18.000 emplois, dans le cadre d'une restructuration de 7,4 milliards d'euros. Pour autant, les déboires de l'institution vulnérable semblent s'être arrêtés à la frontière naturelle du Rhin, si l'on en croit les récentes opérations lucratives de Deutsche Bank en France.
Selon nos informations, en un an, la franchise française de la Banque de Francfort a quasiment doublé ses parts de marché sur le territoire, de 3,3 % à 5,9 % en 2019, juste derrière Goldman Sachs (6,3 %), SG Corporate & Investment Bank (7,3 %), Credit Agricole CIB (8,9 %) et BNP Paribas (10,5 %). En début d'année déjà - et après un bon cru 2018 sur des deals M&A tels qu'EssilorLuxottica et Unibail/Westfield -, Deutsche Bank France avait débuté en fanfare, en se positionnant comme conseil sur des deals d'envergure. Codirigée par Julien Fabre et Emmanuel Hasbanian, la Banque allemande avait conseillé sur le territoire CVC dans le cadre de l'offre de rachat du français Parex par Sika ; Bristol-Myers Squib sur la cession de la société pharmaceutique UPSA au japonais Taisho Pharmaceutical Holdings ou encore le fonds CVC sur la prise de contrôle du groupe lyonnais April.
Et visiblement, il ne s'agissait pas que d'un momentum puisque ces derniers mois ont aussi été très dynamiques. L'établissement, qui se classe donc seconde banque d'affaires étrangère en France, a œuvré sur de nombreux deals impliquant des sociétés françaises cette année, en tant que conseil de Gemalto sur la cession à Thales ; Latécoère sur l'offre de SearchLight ; Loxam sur l'acquisition de Ramirent ou encore en tant que conseil d'Axa sur l'acquisition de NorthStar.
Toujours selon nos informations, Deutsche Bank France va co-diriger l'émission obligataire de La Poste en deux tranches, après les 2,5 milliards d'euros d'Orange placés il y a environ deux semaines et la transaction Hybride pour Suez, à 500 millions d'euros la semaine dernière, en plus d'être l'un des coordinateurs globaux pour l'introduction en Bourse de Verallia.
Pendant ce temps-là, en Allemagne, Deutsche Bank nettoie comme elle peut son bilan. Elle a récemment annoncé la création d'une "bad bank", une structure de défaisance où elle isolera 74 milliards d'euros d'actifs toxiques. Par ailleurs, celle qui a vu sa valeur boursière se diviser par quatre depuis l'année 2015 a aussi prévu d'investir des milliards d'euros pour améliorer ses contrôles internes et éviter de nouveaux scandales.
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