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Michelin / continental

Michelin laisse une usine sur le bord de la route

Le leader mondial des pneumatiques annonce cesser l'activité d'une usine en Allemagne. Son concurrent direct Continental ne fait pas mieux, preuve des effets généralisés d'une concurrence chinoise accrue.  
Michelin
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Le leader mondial des pneumatiques Michelin a annoncé cesser l'activité de l'usine de Bamberg en Allemagne d'ici deux ans. Le site aux 858 salariés, créé il y a près d'un demi-siècle, produit des pneumatiques Premium pour les véhicules de tourisme, un segment de marché qui se caractérise à la fois par une forte baisse de la demande globale et par une concurrence extrêmement forte des fabricants asiatiques.

Primo, il ne faut pas trop s'en faire pour Michelin qui a su confirmer sa guidance annuelle lors de la publication de ses derniers semestriels. Le fabricant de pneumatiques a publié un bénéfice net de 844 millions d’euros entre janvier et juin (contre 917 millions un an plus tôt) et un résultat opérationnel des secteurs de 1,438 milliard d'euros (+ 8 %). Quant aux ventes semestrielles de Michelin, elles s'élèvent à 11,781 milliards d'euros, contre 10,603 milliards un an plus tôt. Deuzio, dans un marché très perturbé, ses concurrents ne font pas mieux. Continental, qui n'a cessé de revoir ses perspectives à la baisse cette année, a annoncé hier la restructuration la plus importante de son histoire, qui affectera 20.000 postes sur les 240.000 du Groupe. 

Michelin vise toujours une croissance des volumes en ligne avec l'évolution mondiale des marchés, un résultat opérationnel des secteurs supérieur à celui de 2018 hors effet de change, au-delà de la contribution additionnelle de Camso et Fenner estimée à 150 millions d'euros et la génération d'un cash-flow libre structurel supérieure à 1,45 milliard d'euros. C'est pourquoi la fermeture de l'usine, pour laquelle le Groupe a provisionné environ 167 millions d'euros en charges récurrentes dans ses comptes consolidés au 31 décembre 2019, ne sera pas un vrai problème. Côté syndicats en revanche, ce sera plus compliqué. D’autant plus que l'usine de La Roche-sur-Yon, qui produit des pneus de poids lourds haut de gamme, n’arrive plus à rivaliser avec les produits asiatiques à bas prix. Depuis 2009, Michelin a fermé dix usines en Europe, dont trois en France, à Tours, à Noyelles et Toul.

 

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