Feuilleton de l'été / Tikehau / Tikehau Capital
Feuilleton de l'été
Tikehau / Tikehau Capital
Série d'été - Ils vont construire le monde d'après - Margaux Fabre
Margaux Fabre affiche de prime abord un profil très classique de l’investissement : des études supérieures à Dauphine, une année d’échange en Espagne – où elle a certes mis en pratique ses connaissances commerciales, avec le lancement d’une nouvelle collection d’une marque de maillots de bain – et des stages chez Société Générale, Calyon ou encore BNP Paribas. De solides connaissances financières, qui l’ont amenée à débuter sa carrière chez DC Advisory, une boutique de conseil où elle est recrutée par Nadine Veldung - aujourd’hui à la tête du corporate finance chez Oddo BHF – pour travailler dans l’activité de restructuring et de conseil en financement. "Lorsque je travaillais dans le conseil, j’échangeais régulièrement avec les équipes de Tikehau dans le cadre de discussions sur des transactions potentielles. J’appréciais nos échanges et l’implication et la réactivité de mes interlocuteurs. J’ai ainsi notamment eu l’occasion de travailler avec Tikehau sur le financement d’une opération dans l’univers du tourisme", se souvient Margaux Fabre. Elle a notamment l’occasion de travailler avec Jean-Baptiste Feat, qui deviendra son futur patron chez Tikehau.
Car un peu moins de trois ans après son arrivée chez DC Advisory, Tikehau Capital la contacte pour développer son activité de dette privée. "J’ai tout de suite eu un très bon fit avec les équipes, notamment les fondateurs. J’ai apprécié leur approche entrepreneuriale et leur vision du marché. J’étais ravie d’évoluer du côté investisseur dans une société très dynamique", relate l’intéressée. Elle entre dans l’équipe au même moment que Cécile Mayer-Lévi, qui vient de développer l’activité de dette privée d’Axa Private Equity pendant huit ans. Cela correspond aussi au moment où les appels d’offre sont lancés pour les fonds Novo financés par la Caisse des Dépôts et la FFA (Fédération Française des Assureurs). Toujours très actif, Tikehau obtient le mandat pour deux fonds sucessifs. Margaux Fabre collabore alors à une quarantaine d’opérations, à Paris puis à Londres, où elle échange avec entrepreneurs et fonds pour trouver des solutions de financement sur-mesure. Avant de revenir à Paris pour un nouveau rôle.
"J’ai eu l’opportunité d’évoluer vers un rôle en Corporate Development sur les aspects stratégiques du groupe. En plus de la recherche des opportunités d’acquisitions, le rôle couvre le développement international pour lequel nous bénéficions de l’expertise de notre International Advisory Board, mais également les projets stratégiques, comme la mise en place de partenariats et le lancement des projets innovants", explique la jeune femme. Elle a ainsi participé aux acquisitions d’ACE dans le private equity aéronautique en France, mais aussi Star America dans les infrastructures aux Etats-Unis, qui doit être bientôt closé. Et travaille sur de nouveaux axes de développement, géographiques avec l’Allemagne où le groupe est encore un peu faible, ou encore sectoriels. Le groupe se nourrit aussi de ses échanges avec son board international, composé de grands patrons de toutes nationalités, qui offrent des grilles de lecture sur des marchés ou des opportunités de développement.
A la tête de 25,4 milliards d’euros sous gestion, Tikehau a bien sûr vécu la crise Covid-19 au premier plan, mais a su utiliser son ADN pour passer à l'action. Il a eu à cœur de combiner l’aide aux entreprises du portefeuille, mais aussi les opportunités à saisir dans un environnement inédit sur les marchés. "La crise a été vécue en deux temps chez Tikehau : l’accompagnement des participations, réagir rapidement afin de les aider à gérer leurs contraintes financières de court terme tout en communiquant de manière proactive et transparente avec nos LPs. En parallèle, nous avons avancé sur nos projets de développement et lancé de nombreuses initiatives stratégiques", analyse Margaux Fabre.
La santé notamment, où le partenariat avec Sprim lui permet d’investir dans de jeunes laboratoires prometteurs, mais aussi l’investissement socialement responsable et à impact, que le groupe a largement développé ces dernières années et qui est plus que jamais un axe de développement privilégié. De quoi bien occuper les prochains mois de Margaux Fabre qui, dès que la situation le permettra, compte profiter de ce qui l’anime en dehors de chez Tikehau : les voyages, les nouveaux restaurants et des sessions photos dans les musées d’art moderne.
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