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Marie Brizard bondit en bourse après des résultats encourageants
Dans une Bourse de Paris relativement calme, un cours sort largement du lot. C'est celui de Marie Brizard Wine and Spirits (MBWS) qui affiche une augmentation de plus de 37% à midi, faisant passer l’action de 1,05 euro à 1,45 euro. Cette hausse n’est pas anodine puisqu’elle vient récompenser la publication hier soir de résultats encourageants au premier semestre 2020. Ainsi, le chiffre d’affaires net se permet même d’augmenter à périmètre et devises constants de 0,4%, pour passer de 134,7 millions d’euros à 135,3 millions d’euros. Mais plus que les ventes, ce sont les performances financières qui ont séduit les investisseurs. L’Ebitda du fabricant de Whisky William Peel et de vodka Sobieski s’est envolé de 193,9% pour s’établir à 7 millions d’euros, bien loin de la perte de 7,4 millions d’euros du premier semestre 2019. Le résultat opérationnel courant a suivi la même dynamique, avec une hausse de 113,9%, retrouvant un résultat positif de 1,8 million d’euros après la perte du S1 2019 de 13,3 millions d’euros. Finalement, bien que toujours dans le rouge, le résultat net se rapproche enfin de l’équilibre : passant sur un an de -24,3 millions à -1,4 million d’euros.
Dans le détail, la résistance des ventes est portée par " l’opportunité conjoncturelle de l’activité vrac pendant la pandémie " précise Andrew Highcock, directeur général. Sur les 7 millions d’euros d’Ebitda dégagés, 3,3 millions sont liés aux ventes ponctuelles de vrac destinées aux marchés des désinfectants. Mais aussi à des efforts consentis sur les dépenses notamment de marketing qui se traduisent par une forte diminution, de près de 23%, des charges externes. Cette performance traduit avant tout la pertinence de la stratégie du groupe de vins et spiritueux, selon son directeur général : "dans un contexte sanitaire ayant fortement affecté nos ventes de marques, les performances du premier semestre témoignent de la pertinence des choix stratégiques opérés et de la résistance du groupe".
Cette référence à la stratégie rappelle le plan de réorganisation engagée il y a déjà un an. A l’époque, le groupe réorganisait sa branche commerciale, avec la suppression de 51 postes, pour mutualiser une partie de ses activités commerciales avec des entités de distribution tierces. Tout cela dans l’optique de réduire les coûts et retrouver la rentabilité. Malgré cela, MBWS s’était retrouvée à court de liquidités pour l’année 2020 et avait obtenu de son actionnaire majoritaire (51% du capital), la Compagnie financière européenne de prise de participation (Cofepp), le financement de ses besoins en trésorerie. Dans le même temps, le groupe a noué de nouveaux partenariats pour la distribution en France mais aussi à l’étranger, notamment aux États-Unis et en Espagne.
Surtout, cela valide les objectifs du plan stratégique à court terme 2019-2022, qui consistent en l’amélioration de la rentabilité et le retour à un Ebitda positif. Bien que le groupe reste prudent, "les incertitudes sanitaires persistent sur cette deuxième partie de l’année et nous obligent à rester encore prudents sur les perspectives", cela est de bon augure pour la réalisation des objectifs de moyen terme (2021-2022) : "préparer les conditions de la croissance future en réinvestissant les flux de trésorerie dégagés et amorcer le retour à une capacité d'autofinancement autonome de ses activités". C’est donc plus cela que les investisseurs reconnaissent, la capacité d’autofinancement avant coût de l’endettement financier net et impôts étant passé de -11,157 millions d’euros à 629 000 euros.
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