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CNP Assurances, en proie à la baisse de rendement de ses contrats

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CNP Assurances en proie à la baisse de rendement de ses contrats

L'assureur-vie, le gardien numéro un de l’épargne des Français, brave les effets de la crise sanitaire, mais souffre du faible taux de rémunération des fonds euros.
CNP Assurances - logo
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CNP Assurances a communiqué ce jeudi son résultat concernant les neuf premiers mois de l’année : les investisseurs lui ont fait bon accueil. L’action, qui accusait un repli à l’ouverture en Bourse, a remonté au fil de la journée pour terminer en hausse de 0,8 %. Antoine Lissowski, directeur général du groupe, assure que "la crise financière et sanitaire liée à l’épidémie de Covid 19 a eu des impacts limités à ce stade ". Le bénéfice net de l’assureur, de 918 millions d’euros, est en recul de 7 % sur les neuf premiers mois (4,5 % à périmètre et change constants), diminution que le groupe impute essentiellement aux effets de la crise sanitaire en France, soit la fermeture des agences pendant le premier confinement.

L’effet de change n'a pas joué en sa faveur : l’effondrement du real brésilien provoque une baisse de 14,7 % de l’EBIT, par conséquent bien moindre lorsque l’on considère la diminution à périmètre et change constants qui se situe à 6,7 %. Le directeur financier du groupe assure néanmoins que la société est couverte contre ce type de variation, si bien que l'effet de dépréciation sera moins important concernant le résultat net du groupe.

CNP Assurances estime que l’impact de la pandémie s’évalue à 3,5 milliards d'euros, dont 2,4 milliards pour la France où le chiffre d'affaires s'établit à 11,402 milliards (en repli de 30,5 %), ce qui représente près des deux tiers de l'activité du groupe. Mais cela ne suffit pas à expliquer que le chiffre d'affaires ait plongé de 25,7 %, à 18,6 milliards d'euros entre janvier et octobre.

La baisse de rendement des fonds euros, liée à la baisse des taux souverains, a aussi joué son rôle. Pour remédier à cette faible rémunération, le groupe poursuit sa stratégie de réorientation progressive de son stock de contrats en euros vers les unités de comptes (UC), plus risquées mais plus rémunératrices. En France, la part des unités de comptes est passée à 24,4 % fin septembre 2020.

Dans ce sens, le rapprochement entre la Banque postale et CNP Assurances est positif. Les contrats de la Banque postale sont presque dans leur intégralité gérés par CNP Assurances. Depuis cette année, l'assureur est détenu à 62,13 % par la Banque postale, filiale bancaire du groupe La poste appartenant elle-même à la Caisse des dépôts. Une migration vers des placements plus rémunérateurs serait profitable à l'ensemble du mastodonte de la bancassurance.

 

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