Dirigeants, gouvernance
Dirigeants, gouvernance
Thomas Buberl remanie et simplifie son état-major
Thomas Buberl est un homme méthodique et il le montre étape après étape. Après avoir défini en décembre dernier le nouveau plan stratégique Driving Progress 2023 - au terme d’une année marquée par la pandémie – et après que le conseil d’administration a clarifié la gouvernance d’Axa, après le départ à la retraite de Denis Duverne en avril 2022, le patron exécutif du groupe remodèle sensiblement son comité de direction avec une équipe renouvelée et une organisation simplifiée. Tout cela de manière à accélérer l'exécution des priorités stratégiques d’Axa.
La principale surprise de ce nouvel état-major, c’est le retour de Frédéric de Courtois, qui était parti chez Generali seconder Philippe Donnet, et qui revient en tant que Directeur général adjoint, en charge de la Finance et des investissements, de la Gestion des risques, de la Stratégie et de la réassurance cédée. Il faudra attendre le 1er août pour le voir intégrer l’avenu Matignon. Mais c’est très habile de la part de Thomas Buberl de désigner comme son adjoint direct un détenteur de la culture d’entreprise Axa, qui a par ailleurs obtenu de très bonnes performances chez Generali.
De fait le CEO d’Axa pourra s’appuyer sur deux directeurs généraux adjoints qui sont deux "historiques" du groupe, Frédéric de Courtois et George Stansfield, le "lawyer d’Axa" qui sera secrétaire général du Groupe, en charge du Juridique, des Ressources humaines, de l'Audit, de la Conformité et des Affaires publiques, et qui supervisera également la Communication, la marque et le développement durable.
Deuxième changement majeur, à la direction financière jusque-là assumée par Etienne Bouas-Laurent. Ce dernier, qui avait piloté Hong Kong a souhaité revenir à une fonction opérationnelle. Il va donc prendre la direction Axa Belgique et du Luxembourg. Un poste majeur quand on connaît l’importance de ce pays dans la construction d’Axa (avec l’ex-Royale Belge). C’est fort logiquement Alban de Mailly Nesle, Directeur des risques et des investissements du Groupe, qui deviendra Directeur financier du Groupe tout en continuant à diriger les investissements, à compter du 1er juillet. Cet Essec est un pur-produit d’Axa dont il connaît tous les rouages financiers.
Enfin troisième changement majeur : la nomination de Patrick Cohen, jusqu’à présent patron de l’Italie, à la place occupée par Jacques de Peretti. Ce dernier qui a été en première ligne sur le front des demandes d’indemnisation liées à la pandémie, quitte ses fonctions où il était très estimé par ses troupes, tout en restant dans le groupe en qualité de "senior advisor" et membre du comité de direction. Cela témoigne encore une fois de la volonté de Thomas Buberl de continuer à profiter de l’expérience des managers historiques d’Axa, tout en pratiquant un rajeunissement des cadres. Par ailleurs, Benoît Claveranne, Directeur général d'Axa International et nouveaux marchés, qui a vu son périmètre d’activité se restreindre à la suite d’une quinzaine de cessions a décidé de poursuivre de nouvelles opportunités en dehors du Groupe.
Par ailleurs Thomas Buberl enrichit, rajeunit et féminise le Comité de Direction en y cooptant son ancienne directrice de cabinet, aujourd’hui chargée de la communication, de la marque et du développement durable, Ulrike Decoene, une brillante normalienne, et Helen Browne, la directrice juridique du Groupe. Le Comité de Direction, qui comptera quinze membres, continuera de se réunir chaque mardi matin pour un partage d’informations fluide entre les différents managers d’Axa, et une fois par mois pour une journée complète de brainstorming stratégique.
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