Dirigeants, gouvernance / Fonds norvégien / Lagardère / Amber Capital
Dirigeants, gouvernance
Fonds norvégien / Lagardère / Amber Capital
Le fonds norvégien s’installe chez Lagardère
Lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires de Lagardère, toutes les actions vont se compter. Et il sera difficile aux actionnaires, même éloignés, comme les fonds souverains ou les institutions spécialisées dans la gestion quantitative – donc passive – de s’abstenir ou de ne pas prendre part au vote. Surtout après la forte montée en puissance au capital de Lagardère du fonds britannique Amber Capital, devenu le premier actionnaire avec une part désormais supérieure à 15 % des titres, soit deux fois supérieure à celle de la société Lagardère Capital Management, détenue par Arnaud Lagardère.
On ignore encore les résolutions qui seront déposées par le management - même s’il est prévu la cooptation de deux administrateurs réputés : Nicolas Sarkozy et Guillaume Pépy – et par Amber Capital. Mais il y aura forcément un débat sur la gouvernance bien mal en point de cette société. D’abord parce qu’il s’agit d’une société en commandite dont le principal gérant, en principe responsable sur ses biens propres, est tenu à bout de bras par le Crédit Agricole. Ensuite parce que la transparence sur les rémunérations des dirigeants est un vaste sujet dans ce groupe… puisqu’elle n’existe pas. Enfin parce que la perte de valeur des actionnaires pose un sujet sur la stratégie adoptée par Arnaud Lagardère.
Dans ce contexte il est intéressant de noter que, selon les informations obtenues par WanSquare, le fonds norvégien n’a jamais cessé de monter en puissance au capital du groupe. Il était actionnaire lorsque Lagardère était encore présent dans l’industrie de défense. Et aujourd’hui sa participation tutoie les 2 %. Des actions qui pèseront lourd lors de l’assemblée comme celles détenues par DNCA (près de 5 %), par BlackRock ou Schroders. L’an passé le fonds norvégien a approuvé toutes les résolutions sans exception. Sera-t-il aussi bienveillant après avoir vu fondre la valeur de ses actions ? Rien n’est moins sûr.
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