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Dirigeants, gouvernance

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L'État maintient Christel Bories à la tête d'Eramet

Le mandat de la dirigeante a été renouvelé pour quatre ans. Mais le groupe minier scindera ensuite les fonctions de président et directeur général.
Christel Bories
Christel Bories

Christel Bories a sauvé sa tête et reste P.-D.G. d'Eramet, alors que l'assemblée générale du 28 mai doit notamment statuer sur le renouvellement de son mandat. Le groupe minier a annoncé mardi après-Bourse que le conseil d'administration avait décidé à l'unanimité de proposer le renouvellement du mandat de la dirigeante pour une durée de quatre ans. Toutefois, "le conseil d'administration souhaite faire évoluer à l'avenir la gouvernance de la société vers une dissociation entre les rôles de président et de directeur général avant la fin du nouveau mandat de Christel Bories", ajoute-t-il. Entretemps, un administrateur référent, François Corbin, a été désigné.

Cette concession est le fruit d'un compromis entre la famille Duval, qui possède près de 37 % du capital et 45 % des droits de vote d'Eramet, et l'État, deuxième actionnaire avec 25 % du capital et 30 % des droits de vote. La première ne souhaitait pas conserver Christel Bories, à qui elle reproche les difficultés des filiales Société Le Nickel (SLN) et Aubert & Duval, ainsi que les difficultés financières du groupe. Selon L'Agefi, la famille avait écrit à l'Agence des participations de l'État (APE) pour lui demander d'appuyer sa demande. Mais les représentants de l'État s'y sont opposés. "Le conseil d'administration a évalué positivement l'exercice par Christel Bories de sa mission de P.-D.G. dans le cadre de son premier mandat, considérant qu'elle a su conduire le développement du groupe dans un environnement souvent difficile et mener une profonde transformation", indique finalement le groupe.

La perspective d'un prochain départ de Christel Bories déplaisait aux investisseurs. Son maintien pourrait être reçu favorablement. D'autant plus que la nomination d'un administrateur référent et la volonté de scission des fonctions de président et directeur général vont dans le sens d'une meilleure gouvernance.

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