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agroalimentaire, produits laitiers

Dirigeants, gouvernance

Dirigeants, gouvernance

Danone frustre en temporisant sur la gouvernance

Le chiffre d'affaires du premier trimestre est légèrement meilleur qu'attendu, mais ce n'était pas la priorité du marché. Le groupe n'a donné aucune échéance sur la nomination d'un nouveau directeur général à la suite du départ d'Emmanuel Faber.
Danone - illustration
Danone - illustration

Danone a publié ce matin son chiffre d'affaires du premier trimestre 2021, mais c'est surtout sur ses avancées dans la recherche d'un nouveau directeur général - après l'éviction du P.-D.G. contesté Emmanuel Faber et les nominations de Gilles Schnepp au poste de président du conseil d'administration et de Véronique Penchienati-Bosetta et Shane Grand comme co-DG par intérim - que le géant de l'agroalimentaire était attendu.

Sur ce plan, il faudra patienter. Le groupe est toujours à la recherche de la perle rare. "Je ne veux me livrer à aucune spéculation sur le temps qu'il faudra pour trouver un nouveau directeur général", a même indiqué ce matin Jürgen Esser, directeur financier de Danone. De fait, certains professionnels des marchés font savoir qu'ils n'attendent pas de nouvelles avant le troisième trimestre, voire le quatrième. Or, sans nouveau DG, ils craignent qu'il n'y ait pas de nouvelle stratégie - même si le conseil d'administration a réitéré son soutien au plan Local First, annoncé fin 2020 par Emmanuel Faber et qui prévoit une réorganisation par région. Jürgen Esser a d'ailleurs indiqué que sa "principale préoccupation est de retrouver une dynamique de croissance".

Celle-ci devrait, selon le groupe, faire son retour dans l'ensemble de ses divisions au second trimestre, tandis qu'une croissance rentable est attendue au second semestre, le plan Local First produisant ses premiers effets positifs sur la marge opérationnelle en fin d'année. Danone a d'ailleurs maintenu sa prévision de marge opérationnelle courante pour 2021 à un niveau proche de celle de 2020, à savoir 14% (contre 15,2% en 2019). Seuls bémols, l'activité Eaux souffre encore d'un "certain niveau d'incertitude" concernant le rythme auquel les restrictions de déplacement seront relâchées à travers le monde, explique le directeur financier, tandis que le groupe évoque aussi une accélération générale de l'inflation sur le lait et d'autres ingrédients, sur les emballages et la logistique.

Pour le premier trimestre, Danone avait prévenu en février dernier que le premier trimestre serait difficile, en raison d'une "base de comparaison importante" et par des "dynamiques de canaux de distribution" défavorables. Il a malgré tout fait un peu mieux que ce qu'attendaient les analystes en moyenne. Le géant de l'agro-alimentaire a en effet publié un chiffre d'affaires de 5,7 milliards d'euros, en repli de 3,3% à périmètre et change constants, alors que le consensus anticipait une baisse de 3,7% - en données courantes, il chute de 9,4% (contre un consensus établi à -10,4%), essentiellement en raison d'effets de change négatifs. Les divisions Eaux et Nutrition spécialisée ont particulièrement souffert, affichant un retrait respectif de 11,6% et 7,7% à taux et change constants. Le pôle Produits laitiers et d'origine végétale a lui retrouvé la croissance malgré un effet de comparaison difficile (+1,6% à 3,15 milliards d'euros).

Dans un marché boursier baissier, les investisseurs ont surtout retenu l'absence de nouvelles concernant la gouvernance de Danone. L'action reculait de près de 2,3% vers 16h30 (à 58,97 euros), après avoir perdu 3% plus tôt dans la séance.

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